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dernière mise à jour:01/02/17
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Retour vers l'oie de la Saint-Martin ou à l'instar de Visé

La décapitation de l’oie.
Taper à l’åwe

Gansrijden, ganstrekken, genkrijden,gänsereiten, chevauchement de l'oie, tirer à l'oie, décollation de l'oie, digouzougan al oa, carrera de gansos, Antzar Eguna, ...

Visé, cité des oies, ©Marc PoelmansCette tradition, qui n'a rien de barbare puisque l'animal est mort, est à sauvegarder.
Elle est très ancienne, elle remonte au moins au Moyen-Age.

Mais déjà dans l'Antiquité, l'oie était sacrifiée selon des rites particuliers.

Cette coutume réunit partout dans le monde des gens amoureux de leur terroir et de leur histoire.

La méthode varie selon les régions, elle se faisait soit au sabre, les yeux bandés l'oie pendue ou à terre,
ou à main nue en courant (plutôt pour les enfants),
ou en chariot tiré par des hommes ou par des chevaux
ou encore comme toujours actuellement lancé à cheval,
et même à vélo...

Cette tradition avait lieu parfois avec un coq.
Soyons clair, il n'y a rien de barbare dans cette tradition. L'oie est morte et bien morte, tuée d'un coup sec par l'éleveur et non pas pendue vivante dans un abattoir avant de passer sous la trancheuse !
On pourrait très bien prendre une oie chez le boucher du coin.
Dans le même genre d'idée, on enterre Matî l'Ohê ("Mathieu l'os" en wallon), c'est une cérémonie burlesque qui clôture les festivités du 15 août à Liège, par cet "enterrement de l'os de la fête".
Cet enterrement folklorique est célébré aussi dans d'autres villages.
Matî l'Ohê est un jambon à l'os comme le laisse deviner son appellation wallonne qui signifie Mathieu l'os.
Les grincheux qui s'en prennent à la tradition de la décapitation de l'oie vont certainement pleurer aussi sur le sort du cochon...

Province de LiègeBelgique

Visé et la Basse -Meuse

Cette tradition se déroule encore dans certains coins de Basse-Meuse et du plateau de Herve mais a tendance à disparaître.
Elle a lieu lors des fêtes de villages ou de quartiers, entre juin et septembre.

décapitation de l'oie à Devant-le-Pont / Visé, Belgique ©Marc PoelmansA Visé et plus précisément à Devant-le-Pont, quartier sympathique situé sur la bonne rive de la Meuse, à savoir la gauche, existe toujours une très ancienne tradition de décapitation de l'oie.

Il est difficile de connaître l'origine exacte de cette tradition qui remonte à un passé très lointain et antérieur à cette fête puisqu'on en trouve trace dans diverses villes du pays au Moyen-Age.

Médaille de la jeunesse de Devant le Pont remise au président Marcel Poelmans col M. PoelmansL'oie est la spécialité culinaire locale, elle était élevée en troupeaux en bord de Meuse et sur les îles aujourd'hui disparues.
St Martin est aussi le patron de la ville et on sait que l'oie est consommée le jour de sa fête et qu'elles furent massacrées lorsqu'elles le trahirent. Voir la page
l'oie à l'instar de Visé.

La
fête du quartier se déroule en l'honneur de Notre-Dame du Mont Carmel fêtée le 16 juillet.
C'était du moins le cas autrefois quand la messe et la procession du dimanche marquaient le début des festivités qui maintenant débutent dès le vendredi du weekend le plus proche du 16.

voir la vidéo réalisée en 2010 par Gianni Canova et Molly Kinet pour RTC-Liège
http://www.rtc.be/content/view/1087591/1340/

Cette fête remonte à 1863
.

La tradition de la décapitation de déroule l'après-midi du mardi de la fête.
Les habitués du quartier suivent l'harmonie qui s'arrête chez plusieurs habitants pour y jouer quelques airs ... et épancher la soif qui règne en ces belles journées de juillet.

A certains endroit du parcours, une oie, bien entendue tuée depuis le matin, est accrochée dans un panier en osier au fond évidé, le cou vers le bas.

Pour éviter les projections de sang, la tête de l'animal est entourée, soit d'un linge comme autrefois, ou plus facilement avec du plastique adhésif.

Blason de Devant-le-PontLes enfants vendent des tickets sur le double desquels le nom de l'acheteur est inscrit.
Les souches sont tirées au sort, et à l'appel de son nom, l'acheteur du billet à le droit de venir essayer de couper la tête de l'oie.
S'il n'est pas là, un membre du comité ou de l'assemblée le remplace.
Le "tireur" s'approche, évalue du sabre la hauteur à laquelle il doit porter son coup, recule de quelques pas, puis se voit bander les yeux.
Il doit ensuite avancer et retrouver si possible, la place qu'il avait évaluée, aidé par les cris et conseils, pas toujours judicieux, des badauds.
Il frappe un coup sec du sabre et ...

Le coup doit être bien porté et si possible de haut en bas pour sectionner le cou, sinon le choc le fait se relever et il faut force et adresse pour y parvenir.

Le vainqueur emporte l'animal qu'il plumera et cuisinera.
S'il l'a remporté pour quelqu'un, la tradition veut que le gagnant invite le tireur au repas.
S'il pleut et qu'on ne peut faire le tour du quartier, un simple tirage au sort désigne le vainqueur, mais l'oie subit toujours le même sort: elle finit à la casserole !

décapitation de l'oie à Devant-le-Pont / Visé, Belgique, Alain poelmans au sabre ©Marc Poelmans décapitation de l'oie à Devant-le-Pont / Visé, Belgique, marc Poelmans au sabre ©Marc Poelmans décapitation de l'oie à Devant-le-Pont / Visé, Belgique ©Marc Poelmans décapitation de l'oie à Devant-le-Pont / Visé, Belgique ©Marc Poelmans

Décapitation de l'oie à Devant-le-Pont, Visé Belgique , Christian Wathelet au sabre©Marc Poelmans Décapitation de l'oie à Devant-le-Pont, Visé Belgique Décapitation de l'oie à Devant-le-Pont, Visé Belgique, André Naalden et Yves Demaret ©Marc Poelmans
Le sabre utilisé était un très vieux sabre d'infanterie belge, le commissaire de police avait exigé que la pointe soit coupée et arrondie.
Utilisé pendant des décennies, il finit par casser lors de cette fête et fut remplacé par un sabre prêté pour l'occasion et qu'on voit porté par Pilule ( Alias Fabien Linotte), notre sympathique pharmacien du quartier.
Un autre sabre a aujourd'hui pris sa place.
Décapitation de l'oie à Devant-le-Pont, Visé Belgique ©Marc Poelmans Décapitation de l'oie à Devant-le-Pont, Visé Belgique ©Marc Poelmans Décapitation de l'oie à Devant-le-Pont, Visé Belgique ©Marc Poelmans Décapitation de l'oie à Devant-le-Pont, Visé Belgique, le retour du sabre, Fabien Linotte ©Marc Poelmans
On retrouve aussi une illustration de cette coutume dans le film
Le grand paysage d'Alexis Droeven de Jean-Jacques Andrien

NOS RACINES SONT ICI (XVI) LA DECAPITATION DE L'OIE OU DU COQ
Françoise Lempereur - Patrimoines immatériels - ULG
Samedi 10 janvier 1998
La décapitation de l'oie... ou du coq

Dans la Basse-Meuse, qui dit "cramignon" dit "décapitation de l'oie ou du coq".
Non pas qu'il y ait un lien direct entre la danse qui zigzague dans les rues du village et le jeu qui, ici, consiste à sabrer le cou d'une oie ou d'un coq, préalablement tué et suspendu, au-dessus de la rue, dans un panier troué, mais les deux traditions figurent au programme du lundi et/ou du mardi de fête locale.
En des lieux déterminés au préalable, le jeu interrompt la danse,... pause bienvenue pour les musiciens qui disposent alors - en principe - d'une dizaine de minutes au moins pour boire un verre, avant d'entonner le traditionnel " Valeureux Liégeois " qui salue la chute de la tête tant convoitée.

Aujourd'hui répandue dans toute l'Europe occidentale, la " décapitation " est connue depuis le XIIIe siècle et la région liégeoise semble avoir eu une prédilection toute particulière pour ce divertissement, que d'aucuns jugeront cruel, mais qui constitua souvent une des attractions favorites de nos fêtes paroissiales.

"JETER UN MOUTON À L'OIE"
Au moyen âge, l'animal, vivant, était généralement attaché ou pendu à un piquet de bois, le joueur s'efforçait de le détacher en lançant un bâton, une faucille ou une serpe, on parlait alors de "jeter à l'oie" ou de "taper à l'oie", expression qui persista, même lorsque la cible convoitée était un mouton, un porc ou un boeuf, comme en témoigne cette annonce de 1819: Aujourd'hui dimanche, on jettera un mouton à l'oie, chez Remacle Bernimolin, faubourg Sainte-Marguerite.

En région liégeoise, on abandonna définitivement la faucille et la serpe, dans le courant du XVIIIe siècle, pour s'en tenir à l'abbattage à la «sèle», barre métallique à profil carré et aux arêtes tranchantes, une «arme» qui ne fut utilisée nulle part ailleurs en Europe.

Au XIXe siècle, alors qu'on ne comptait plus les nombreuses "sélerèyes" ou "djèterèyes" qui organisaient des concours tous les dimanches matins, on commença à remplacer les animaux vivants par des gigots, des jambons ou des blocs de bois, suspendus à une corde qu'il fallait trancher.
La formule ancienne : "Qui l'abat, l'a" était toujours valable puisque à chaque bloc correspondait un animal vivant que l'on emportait après la compétition.
La dernière "djèterèye" en activité, celle de Saives (Faimes), ferma ses portes vers 1925; elle était équipée d'une roue de fer de près de deux mètres de diamètres, à laquelle étaient pendus des "blokês" d'une dizaine de centimètres, pour chaque " blokê " abattu, le lanceur de " séle " recevait deux francs.

UNE MÉTHODE TROP DANGEREUSE
Dans les fêtes de village ou de quartier, où l'on maniait également la «séle», le jeu consistait à décrocher des dindons ou des oies préalablement tués, ou encore des jambons, suspendus à une vieille roue de charrette déjantée placée horizontalement sur un poteau, planté au milieu de la rue.
On parlait toujours de "jeter à l'oie" et le prix le plus important était nommé " le jars".
Les nombreux accidents occasionnés par les tirs de joueurs malhabiles obligèrent les organisateurs à changer de méthode et à adopter le principe d'un autre jeu, appelé «couper la tête au coq» où l'animal, tué au préalable, était placé, tête en bas, dans une manne trouée, retenue par une grosse corde tendue entre deux maisons.
L"exécuteur", muni de cisailles ou d'un sabre, avait les yeux bandés et se laissait guider par les cris de la foule.
Il emportait, lui aussi, l'animal décapité.

Aujourd'hui, une vingtaine de localités de la Basse-Meuse et du plateau de Herve sabrent de cette façon le cou de l'oie, avec, ça et là, des particularités surprenantes. Ainsi, lors de la fête à Richelle, le dernier dimanche de septembre, les hommes décapitent une oie.
Le lendemain, seules les femmes peuvent participer à la décapitation... d'un coq. "Tant qu'il y aura des coqs dans un village..." (air connu).

FRANÇOISE LEMPEREUR

 

 

Province du HainautBelgique


Les Hussards d'Harchies

Décapitation de l'oie à Harchies, Belgique



Une tradition séculaire est la décapitation de l'Oie par la société des Hussards d'Harchies depuis 1816, elle-même héritière de la société Saint Eloi fondée en 1760.

Il s'agit d'une tradition ancienne de la société des Hussards d'Harchies qui commémore une vieille légende: suite à une querelle opposant deux seigneurs de la région.
La solution du conflit tourna à la faveur du seigneur d'Harchies auquel, en compensation, le seigneur de Pommeroeul dut payer une rente annuelle.

L'oie est le symbole de cette rente.

Chaque année, le clou de cette commémoration est la cérémonie de la décapitation de l'oie durant laquelle le Roi des Hussards doit, les yeux bandés et d'un seul coup de sabre, trancher la tête de l'oie (tuée au préalable).

Le roi ratant normalement son coup, c'est aussitôt le Major, puis le Capitaine et enfin tous les autres Hussards qui, par ordre d'ancienneté, s'essayent tour à tour à remporter cet exploit jusqu'à ce que l'un d'eux réussisse.
http://www.notele.be/list13-le-jt-a-la-carte-media14070-les-hussards-d-harchies-perpetuent-la-tradition-07-07-11.html

Anciens chromos

       

Province d'AnversBelgique

Berendrecht - Stabroek - Lillo - Ekeren - Hoevenen Oosterweel,
Wilmarsdonk, Oorderen, ...


les "gansrijders"
à cheval !
Décapitation de l'oie à Berendrecht, BelgiqueDécapitation de l'oie à Berendrecht, Belgique

Un tableau d'honneur et la version pour enfants à Beerendrecht

Het gansrijden niet zomaar folklore, maar een eeuwenoude traditie die duizenden poldernaren met hart en ziel in ere wil houden.

Het gansrijden is ontstaan in de middeleeuwen, en mede dank zij enkele gansrijdersverenigingen kan men dit spel nog steeds elk jaar rond carnaval in enkele polderdorpen van de Antwerpse noorderpolders bewonderen.

Elk jaar brengen ook twee verenigingen uit het Berendrechtse het prachtige folkloristische gansrijdersspektakel op de solftplaats in Berendrecht, wanneer dit tafereel plaats vindt kan je bekijken op de evenementenkalender.

Na een jarenlange traditie is het gansrijden nog steeds een hoogdag voor het dorp, het is een feest waar jong en oud aan deelneemt, vooral het jonge volk neemt steeds meer deel aan het gansrijden en de gansrijdersverenigingen zien hun ledenaantal nog steeds stijgen.Jammer is het wel dat door sommigen buitenstaanders dit folklorespel verkeerd begrepen word, vaak denken nog velen dat dit spel met veel dierenleed te maken heeft, maar de enige die bij dit spel soms pijn te lijden heeft is de ruiter maar daar kiest hij dan ook zelf voor door deel te nemen aan de strijd om de ganzenkop.


Wat de gans betreft, bij elk offerfeest hoort nu eenmaal een offer, en bij dit feest is het een gans, na een goed, mooi en verzorgt leven van het dier kiest men voor dit spel telkens een oude gans waarvan men denkt dat ze door ouderdom niet lang meer te leven heeft. Door een dodelijke injectie, die toegebracht word door een veearts, sterft het dier pijnloos op zijn oude dag.

Ook het spel is geen bloederig bedoening, hoewel men dit toch vaak denkt bij een onthoofding.

Een gansrijder is geen barbaar en is zeker niet vóór dierenleed nog vóór een wild en bloederig spektakel.

Mag ik u bij deze uitnodigen om eens kennis te komen maken met dit oeroude folkloristische spel, onderaan kan u alvast via enkele links een paar fotoreeksen bekijken, maar het gansrijden en de in levende lijve uitgelaten goede sfeer moet u beslist eens meemaken.
Le "chevauchement de l'oie" , le gansrijden, n'est pas seulement du folklore, mais une tradition séculaire que des milliers d'habitants des Polders avec leurs coeur et âme veulent conserver.

Le '"chevauchement de l'oie" est présent depuis le Moyen Age et grâce aux réunions de "chevaucheurs" on peut encore, chaque année au moment du carnaval, dans chaque village des polders de la région anversoise admirer cette coutume.

Chaque année se passent aussi deux rassemblements dans la région de Berendrecht, un amusant spectacle folklorique de '"chevaucheurs d'oie", les gansrijders, sur la place de Berendrecht .
Vous pouvez trouver la date de cet événement sans l'agenda de la commune.

Cette tradition ancienne du gansrijden et un des jours importants du village, c'est une fête à laquelle participent jeunes et vieux,. en particulier les jeunes participent de plus en plus aux festivités

Il est regrettable que certaines personne étrangères à ces jeux folkloriques qu'ils ne comprennent pas, pensent que beaucoup d'animaux souffrent, mais le seul qui souffre parfois encore lors de ces compétitions est le cavalier qui décide de prendre part à la compétion

Il faut rappeler que l'oie est morte

Ce que l'oie signifie. A chaque fête du sacrifice on entend sacrifice, et à cette fête c'est une oie qui après une douce et agréable vie est choisie; une oie agée dont on pense que vu son grand age il ne lui reste plus longtemps à vivre.
Après une injection mortelle exécutée par un vétérinaire, elle meurt sans douleur.

Ce n'est pas non plus un jeu sanglant comme certaines décapitations sans protection.
Ce n'est pas un jeu barbare ou un spectacle pour faire souffrir des animaux ou faire couler le sang.
Avec ces renseignments, nous espérons vous convaincre qu'il s'agit d'un jeu folklorique que vous pourrez découvrir aussi via les différents liens qui vous sont proposés et où vous pourrez voir des photos des gansrijden qui se déroulent dans une bonne atmosphère qui vous donnera peut-être envie d'y assister.

  traduction et adaptation M. Poelmans
Ganzenrijders BerendrechtGanzenrijders de Vrije Gans Ganzenrijders Oude Gans Berendrecht Ganzenrijders Zandvliet Ganzenrijders LilloGanzenrijders EkerenGanzenrijders Stabroeck

A Berendrecht, dans les polders flamands, ou à Stabroek- Lillo - Ekeren - Hoevenen Oosterweel, Wilmarsdonk, Oorderen,...
c’est à cheval qu’il faut décapiter l’oie en lui attrapant le cou à main nue au galop
Le cou était parfois enduit d'huile pour le rendre glissant

Depuis le milieu du 19e siècle, il fut interdit d'utiliser un animal vivant.

On trouve des traces de cette tradition à Ypres au 13e siècle
Le jeu existait à Bruxelles au 14e siècle.
Il avait certainement lieu dans le “vrijheid Brussel” et était contrôlé par le magistrat.
La célébration du nouveau roi tournait parfois à la beuverie et à la bagarre
Aussi trouve-t-n dans une ordonnance de Bruxelles (1341-1374) l'article suivant:
"quiconque sera surpris à tirer l'oie à l'intérieur du vrijheid aura une amende de 20 schillings"
“wie men vonde werpende ter gans binnen de vrijheid, waers om twintigh scellinghe”.
La même interdiction se trouve dans les compte de Bruges en 1334-1335 et renouvelé dans le “Halle-geboden”du 30 août 1544
A Ekeren les archives content des gansrijden au 17e siècle.

. Décapitation de l'oie à Berendrecht, Belgique Ganzenrijders  Stabroeck



Liens vers les sociétés de "ganzerijders"
De Vrije Gans, gansrijden pour lesdames:
http://www.vrijegans.be
Le site officiel de la compagnie Oude Gans Berendrecht:
:http//www.oude-gans.be
De Nieuwe Gans Berendrecht:
http://groups.msn.com/denieuwegans/welkom.msnw
Gansrijders Zandvliet:
www.ganzerijders-zandvliet.be 
Gansrijders Lillo:
http://www.ware-gans.net
Gansrijders Ekeren:
http://www.delustigegans.be/index.html
Gansrijders Stabroek:
http://www.ganzenrijders-stabroek.be
Gansrijders Hoevenen:
http://users.pandora.be/ganshoevenen
Gawstrèkkers Grevenbicht NL:
http://www.gawstrekkers.nl
Berendrecht




France

Blason  du Finistèrearmoiries de GuerlesquinGuerlesquin (Bretagne)
Au sabre à cheval

Décapitation de l'oie à Guerlesquin, Bretagne, France

Le dimanche des Gras, avait lieu à Guerlesquin (Bretagne), jusqu’aux années 50, la décapitation de l'oie (digouzougan al oa).

De jeunes cavaliers au galop devaient trancher d’un coup de sabre ou de faucille le cou barde de fer d'une oie (préalablement tuée) suspendue par les pattes à une corde tirée en travers de la rue du Docteur Quere, des halles à la maison Morellec.

Ils commençaient par défiler à cheval autour de la ville, puis contournaient les halles en attendant leur tour.
On passait alors au tirage au sort.

A chaque passage, le cavalier ne devait donner qu’un seul coup de sabre, de l'arrière vers l'avant, sur le cou de l'oie.

Ils se montraient parfois maladroits: certains chevaux rentraient à l'écurie les oreilles légèrement entaillées !
La tête de l'oie finissait par tomber et le héros du jour l'exhibait, enrubannée, au cours d’un tour d'honneur, follement acclamé.

Il avait le privilège de désigner l'auberge où serait servi le repas qui lui était offert.

Cette coutume avait lieu aussi ailleurs en Bretagne, à Pléguin par exemple.


Roman: Un roi sans divertissement de Jean Giono


armoiries de la SartheCarnaval en Sarthe, par Serge Bertin

Il semble que la fête la plus intense chez nous c'était Carnaval. C'était le temps fort de l'année. C'était le moment ou on pouvait exploser de rire et de nourriture avant les 40 jours de Carême.

À l'occasion de Carnaval, les Manceaux et les Sarthois se défoulaient comme ailleurs, mais il y avait, à l'occasion des Jours Gras (la semaine qui précède l'entrée en Carême), divers événements qui ponctuaient cette semaine.

Le Jeudi casse pots inaugurait les réjouissances des Jours Gras. Tout au long de l'année, on mettait de côté les pots en terre hors d'usage.
Le Jeudi casse pots, les enfants, les jeunes et parfois les adultes prenaient ces pots pour les briser contre les portes des filles à marier, ou bien sur la porte d'une personne dont on voulait se moquer.

Le Dimanche Gras, les Masques, le visage noirci ou avec des masques qu'on appelait "goules de plâtre" , parcouraient la campagne, en faisant la quête et lançant des invitations pour le bal du soir.

La décollation de l'oie se faisait le Lundi Gras.
Le père Geray de Dollon se souvient avoir participé à une décollation de l'oie à Saint Maixant.
"Cela se passait à vélo. Y'en avait déjà trois ou quatre qui avaient tiré sur le cou de l'oie quand je suis passé.
J'ai arraché la tête de l'oie. Ca se passait dans la rue, un fil était tendu entre deux maisons.
J'ai donc gagné l'oie, et on l'a ensuite mangée tous ensembles"
.

Le Mardi Gras marquait l'apogée des réjouissances.
Il y avait ainsi au Mans la Promenade aux sapins. Les Manceaux faisaient une immense cavalcade du centre-ville vers Pontlieue (les bois de Funay) et là, on y dansait sur place, c'était la grande fête. Au Mans, il y avait aussi la promenade à la Chiais. Les gens se promenaient devant les boucheries et les bouchers faisaient étalages de leur viande, il y avait de la sciure sur le sol, c'était du spectacle.
Vdéo sur http://www.fonds-sonores-archives.sarthe.com/www/index.php/sps/pages/action/voir/tag/article-bc-carnaval-sarthe-par-serge-bertin

Jupilles
en Sarthe dans la vallée du Loir

décollation de l'oi à Jupilles, Francedécollation de l'oi à Jupilles, France
décollation de l'oi à Jupilles, France

 

La décollation de l'oie
se pratiquait autrefois à cheval, à bicyclette ou encore en voiture à bras.
Des voitures à bras, il y en avait dans chaque maison pour le transport des sabots, pour aller chercher du bois en forêt ...
Il semblerait que la dernière décollation de l'oie à Jupilles ait eu lieu lors d'une kermesse en 1964.
décollation de l'oi à Jupilles, France
1954, la cavalcade a été précédée d'une décollation de l'oie à cheval


Espagne

Province de BiscayeLekeitio
Pays basque
Antzarrak - Fiesta de los gansos
El Antzar Eguna (Día del Ganso) es una tradición que se remonta hacía el año 1877 y que se celebra entre el día 1 y 8 de Septiembre en Lekeitio
Antzarrak en 1956
L’
antzarrak la décapitation à lieu sur le bord de mer, dans l’eau et se déroule la première semaine de septembre
Un cable est tendu, non plus dans la rue, mais entre deux rives, avec au milieu un panier qui contient l'oie tête en bas.
C’est au départ d’une barque qu’un candidat agrippe le cou de l’oie, aussi tuée au préalable, il saute et s'accroche au cou et tombe à l'eau.
Mais le cable est alors tendu et le jouteur est remonté et redescendu successivement et projeté à près de 10 mètres de hautsuspendu au cou de l’oie jusqu’à ce qu’il lâche ou que le cou se rompe.
Antzarrak - Fiesta de los gansos Leikeito Espagne Antzarrak - Fiesta de los gansos Leikeito Espagne Antzarrak - Fiesta de los gansos Leikeito Espagne

http://www.youtube.com/watch?v=Us46Pz2sWWQ
http://www.youtube.com/watch?v=G9rcKli0LD0&feature=related


province de TolèdeCarpio de TajoEl Carpio de Tagio
La fiesta Santiago
enjaezar:. Poner más guarnecida y vistosa una caballería colocándole los jaeces o adornos.

C'est aussi là-bas une compétition à cheval haute en couleurs
Selon certaines sources, certains affirment que l'oie est vivante au début de la compétition.
Mais elle est irrémédiablement tuée dès le premier coup et est pendue dans les mêmes conditions que celles d'une chaîne d'abatage jusqu'au choc final

http://www.youtube.com/watch?v=8vhXR2D6HrU&feature=related

Armoiries du Canton de LucerneSursee
Canton de Lucerne
Suisse
Gansabhauet en SuisseLe Gansabhauet

Une coutume usimilaire a lieu à Sursee, dans le canton de Lucerne, à l'occasion de la Saint-Martin (11 novembre).
La date n'est pas un hazard puisqu'elle rappelle que Martin, refusant d'être proclamé évêque par les habitants de Tours, s'était caché et fut dénoncé par les cris des oies, lesquelles payèrent chèrement leur forfait.

C'est le Gansabhauet, littéralement "décapitation de l'oie".

Une oie morte est suspendue par la tête à un fil tandis que plusieurs concurrents tentent l'un après l'autre de lui trancher la tête à l'aide d'une épée.

Difficulté de taille: leurs yeux sont bandés d'un masque en forme de soleil et leur épée est émoussée.
Chaque concurrent n'a droit qu'à un seul coup d'épée.

En général, il faut plus d'une dizaine de tentatives jusqu'à ce qu'un concurrent parviennent enfin à décapiter l'animal, qu'il peut ensuite emporter en guise de récompense.

Ici l'oie est pendue par le cou.


Allemagne
Rhénanie du nord - Westphalie

Höntrop, Sevinghausen, Dortmun, Wer, Langenhorst

Gänsereiten, Allemagne

Gänsereiten, Gänseköppen, Hähneköppen
Dans ces régions, on en trouve trace dans des écrits qui parlent de cette tradition déjà en 1598


Pays-Bas

Gawstrekkers Beeg
à Grevenbicht

gawstrèkke


Dans le Limbourg hollandais pas très loin de Visé près de Geleen aussi à cheval.

Gawstrekkers, Pays-Bas
Gawstrekkers,enfants, Pays-Bas

www.gawstrekkers.nl
leur histoire

Jo van der Sluys,
vice-voorzitter en woordvoerder van de Folkloristische Vereiniging Gawstrèkkers Beeg
H. Kruisstraat 52
6127CD Grevenbicht
E.
jovandersluys@hetnet.nl


États unis

goose pulling
goose pulling, USA
La tradition venait d'Angleterre et d'Allemagne.
L'oie était aussi supendue et le cou en était enduit de savon ou huilé. Le jeu avait aussi lieu à cheval comme en Europe. Il a aujourdhui disparu

http://en.wikipedia.org/wiki/Goose_pulling#References

Égypte et Rome

L'oie de Noël et les gâteaux de Yule, étaient des articles essentiels du culte du Messie Babylonien, tel qu'il était pratiqué en Égypte et à Rome.

Wilkinson, parlant de l'Égypte, nous apprend que l'offrande préférée d'Osiris était une oie , et de plus que l'oie ne pouvait se manger que dans le cœur de l'hiver.

À Rome, nous dit Juvénal, si l'on offensait Osiris, on ne pouvait l'apaiser que par une belle oie et un gâteau mince.

Dans bien des pays, nous en avons la preuve, l'oie avait un caractère sacré.

On sait fort bien que le Capitule de Rome fut sauvé, au moment où les Gaulois allaient le prendre au milieu de la nuit, par les cris des oies sacrées de Junon qu'on gardait dans le temple de Jupiter

La figure ici à côté nous fait voir que l'oie en Asie Mineure était le symbole de Cupidon,
comme elle était aussi le symbole de Geb en Egypte.

Le dieu Égyptien Seb et son symbole, l'oie.
Le jars est l'une des formes du Dieu Geb, "le grand caqueteur".

À gauche, le sacrifice de l'oie sacrée.

Seb
Geb (Seb) est le dieu égyptien de la terre.
Il est le fils de Shou et de Tefnout.
Il est également le frère et époux de la déesse de ciel Nout.
De cette union, ils eurent deux fils, Osiris et Seth, et deux filles, Isis et Nephtys.

Pour la légende, Geb, désireux de succéder à son père sur le trône d’Egypte, vola l’uraeus, gage du pouvoir du pharaon.
Voulant ainsi montrer qu’il pouvait gouverner, il échoua en se faisant blesser par le cobra uraeus.
Râ le soigna et Geb fut tout de même considéré comme un bon successeur à Shou.

Geb était généralement représenté allongé sur le dos, portant souvent la couronne de la Basse Egypte. Dans ses représentations, on le trouvait en compagnie de Nout, la déesse du ciel. En général, sa peau était verte. L’oie, présente dans son hiéroglyphe était son animal représentatif.

Souvent il apparaît sur les sarcophages avec Nout tandis que le dieu de l’air, Shou, vient interrompre leur étreinte

GEB
écrit en hieroglyphes


Dans l'Inde, l'oie occupait une position semblable ; on nous dit qu'il y avait dans ce pays des oies de Brahma, ou des oies consacrées à ce dieu.
Enfin les monuments de Babylone  nous apprennent que l'oie avait en Chaldée un caractère mystique, et qu'on l'y offrait en sacrifice aussi bien qu'à Rome ou en Égypte, car on y voit le prêtre tenant dans une main une oie, et dans l'autre son couteau de sacrifice.

Chez les Egyptiens, l’âme était représentée par une oie.


Le jars annonce de son cri la création.
L'oie solaire couve l'oeuf de la création qui met au monde l'oison, lequel symbolise l'astre rajeuni et est considéré comme le protecteur de l'enfant roi.

L'oie est l'un des 5 noms composant la titulature du roi : Sa-Ra : fils de , le hiéroglyphe "Fils de" étant représenté par l'oie sacrée.
L'oie du Nil est la manifestation visible d'Amon-Rê.

Il y a plusieurs sortes d'oies en Egypte ancienne: l'oie grise commune (anser anser - ra en égytien), l'oie au front blanc (anser albifons ou tjerep en égyptien), l'oie du Nil (alopochen aegyptiacus ou semen en égyptien); cette dernière avait mauvaise réputation bien que fort appréciée comme gardienne.
D'autres oies one également été représentées comme par exemple l'oie à poitrine rouge.

N'oublions pas non plus que c'est en Egypte qu'on trouve le Jeu de l'Oie
Jeu typiquement égyptien, dont le but évident est de permettre à l’oie d’Amon (la chenalopex, dont le vol traverse l’Afrique du Caire jusqu’au Cap) de libérer le soleil des ténèbres.

L'oie de la Saint Martin (Martinsgans).
L'oie de St Martin dégustée par tradition le 11 novembre jour de la fête du saint, a pour légende un carnage de ces volailles par trop bavardes.

St Martin était pressenti par les habitants de Tours pour devenir leur évêque.
N'étant pas intéressé par les honneurs et préférant la vie hérémétique, il se cacha pour que les Tourangeaux ne l'amènent pas à la ville.
Mais un troupeau d'oies le dénonça par les cris bien connus de ces volatiles qui déjà dans la Rome antique avaient alerté la population.

St Martin devint donc évêque de la cité, et les oies, pour notre plus grand plaisir, payèrent chèrement leur traitrise et passèrent à la casserole ou à la broche.
Il est devennu traditionnel dans beaucoup de régions de déguster de l'oie le 11 novembre jour de la Saint-Martin;
Cette tradition est remontée vers le nord au fur et a mesure des différents exodes de population fuyant parfois certains régimes

Il faut dire aussi que c'est la bonne période pour tuer une oie de l'année, c'est encore une jeune bête, tendre, et qui a pris tout son volume sans être grasse.
Quand on sait que St Martin fut enseveli le 11 novembre 397, cette coutume de décapiter le volatile prit peut-être ses racines à cette époque lointaine, mais peut-être même avant..


Cette date du 11 novembre est peut-être aussi une réminiscence celtique de la fête de Samain, le début de la saison sombre après la saison claire.
Le nom de Samain signifiait « réunion », chez les Cletes autrefois.
C’était une fête obligatoire de toute la société celtique qui donnait lieu à des rites druidiques, des assemblées, des beuveries et des banquets rituels et dont le caractère religieux la plaçait sous l’autorité de la classe sacerdotale des druides et la présidence du roi, toute absence était punie de mort
la date du Samain fut récupérée par l'Eglise pour en faire la Toussaint.
Les travaux des champs étaient terminés, les granges pleines et le repos hivernal commençait.
Samain aujourd'hui porte un autre nom plus connu et plus populaire, c'est la fête d'Halloween

Dans la tradition celtique continentale et insulaire , l'oie est un équivalent du cygne, on ne la distingue pas toujours nettementdans l'iconographie
L'oie est considérée comme une messagère de l'Autre Monde, et les Celtes lui attribuent des pouvoirs divinatoires.

Elle fait alors l'objet chez les Bretons dun culte mais il est défendu de la manger, comme pour le lièvre et la poule.
César rapporte le fait dans le de Bello Gallico (5, 12) et ajoute que ces animaux étaient élevés pour le plaisir (voluptatis causa) mais il n'a pas compris pourquoi.
Observation exacte ou constatation à un moment précis ? Il aurait été étonnant que ces animaux ne fasse pas partie du menu

Elle est aussi associée à la guerre et garde une place importante dans le folklore jusqu'à aujourdhui

Jules César, La guerre des gaules, V, 12: "Le lièvre, la poule et l'oie sont, d'après eux [les Bretons], nourriture interdite : ils en font pourtant l'élevage, pour leur plaisir."

 
 
à suivre

 

Aujourd'hui certains s'élèvent contre cette coutume qu'ils qualifient de barbare.
Soyons clair, aucun animal ne souffre dans cette histoire:
l'oie était de toute façon destinée à la casserole et est proprement tuée avant de servir à la tradition.
Ce n'est plus un animal mais un morceau de viande, découper une oie morte,
c'est comme découper un gigot !

Si on devait interdire ce genre de pratique, alors demain on fermera aussi les abattoirs et on manifestera quand on coupe un steack, qu'on grille un homard ou qu'on pend un jambon fumé !

A surveiller à l'heure ou le "politiquement correct" de nos autorités les incite souvent, par crainte de mauvaise presse,
à interdire des manifestations qui,
sorties de leur contexte et désinformées,
font le bonheur de ragoteurs soit-disant protecteurs des animaux.

 

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Conseiller en Prévention - Coordinateur Sécurité Chantiers Temporaires et Mobiles (agréé AR 25/01/2001)
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