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1579
Blason des arquebusiers au 16e siècle et Fancs Arquebusiers ©Marc Poelmans Armoiries de la Belgique
Blason des Francs Arquebusiers
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Saint Martin de Tours
Patron des Arquebusiers de Visé

Blason des Anciens Arquebusiers
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Plus de 1600 ans de vénération
L'escorte de St Martin des Francs Arquebusiers  L'escorte de St Martin des Francs Arquebusiers

Saint Martin de Tours est vénéré depuis 16 siècles dans nos régions.

Fêté le 11 novembre, date de sa mise au tombeau, c'était autrefois un jour férié.


Près de 4.000 églises lui sont dédiées en France
et pas loin de 450 en Belgique
dont plus de 250 rien qu'en Wallonie, sans compter les multiples chapelles



Pourquoi ce saint a-t-il pris une telle importance pendant le quatrième siècle de notre ère ?

Revoyons ensemble son histoire.
 

Martinus est né en 316 à Sabaria, aujourd'hui Szombathely en Pannonie (Hongrie), dans une place forte située dans la plaine du Danube sa naissance eut lieu entre le 8 novembre 316 et le 25 juillet 317
Ses parents son païens, d'origine slaves et celtique.
Son père, Servius fut soldat puis un officier supérieur et tribun militaire.
Il place son fils dès sa naissance sous la protection de Mars dieu de la guerre; Martin signifie voué à Mars.
Sa vie professionnelle sera toute tracée, il sera soldat
.
C'est le sort réservé aux fils ainés des vétérans de l'armée impériale. Il fera sa milicia, son service militaire, qui à l'époque dure 25 ans

Il sera incroporé dès 15 ans
Il fut élevé à Pavie où son père est affecté en 326.
En 313, l'empereur Constantin 1er avait autorisé la nouvelle religion chrétienne à laquelle il s'était converti en échange d'une victoire,
et convoque en 325 le concile oecuménique de Nicée, où l'on décide que l'Église sera l'un des principaux soutiens de l'état.
L'empereur allie ainsi spiritualité et politique, l'Empire devient une monarchie de droit divin


Déjà à 10 ans il est attiré par le christianisme et s'enfuit de la maison pour s'attacher à cette religion, mais son prère ne l'entend pas ainsi et il sera ramené manu militari à la maison jusqu'à ce qu'il soit en âge d'entrer à l'armée. Il sera forcé d'y entrer avant l'âge requis.
Martinus a 15 ans. Il découvre les Évangiles et à 18 ans se prépare au baptême qui aura lieu au printemps de 339, à l'âge de 22 ans (et non de 18).
Mais son père l'incorpore à l'école de la garde impériale à cheval,et il fera ses classes à Trêves et deviendra légionnaire puis sous-officier.
Comme fils de vétéran, il est circitor, sous officier ayant double solde chargé de mener la ronde de nuit et d’inspecter les postes de garde et la surveillance de nuit de la garnison

Il prête serment à l'empereur puis part en garnison pour l'Italie puis la Gaule
Pendant toute cette période, ses chefs le reconnaissent excellent officier.
Il est connu pour sa gentillesse, aidant les pauvres en leur donnant son argent et soignant les malades.
Sa vie de tous les jours est simple, il n'aime pas le luxe et traite comme un frère son unique serviteur


Il n'a que 18 ans, et n'est pas encore baptisé puisqu'il le sera à 22 ans, quand l'imagerie populaire l'a immortalisé dans le geste de pitié et d'amour qu'il accomplit lors d'un hiver aux portes d'Amiens vers l'an 338 et que nous décrit Sulpice Sévère, son contemporain:

"C'est ainsi qu'un jour où il n'avait sur lui que ses armes et un simple manteau de soldat, au milieu d'un hiver qui sévissait plus rigoureusement que de coutume, à tel point que bien des gens succombaient à la violence du gel, il rencontre à la porte d'Amiens un pauvre nu:
ce misérable avait beau supplier les passants d'avoir pitié de sa misère, ils passaient tous leur chemin.
L'homme rempli de Dieu comprit donc que ce pauvre lui était réservé, puisque les autres ne lui accordaient aucune pitié.
Mais que faire ?
Il n'avait rien que la chlamyde dont il était habillé: il avait en effet déjà sacrifié tout le reste pour une bonne œuvre semblable.

LA VIE DE SAINT MARTIN.
les écrits de Sulpice Severe

Ainsi, saisissant l'arme qu'il portait à la ceinture, il partage sa chlamyde en deux, en donne un morceau au pauvre et se rhabille avec le reste.

Le reste de son manteau, appelé " cape " sera placé plus tard, à la vénération des fidèles, dans une pièce dont le nom est à l'origine du mot : chapelle (cappella en italien, chapel en anglais, Kapelle en allemand).
Sa cape fait partie du trésor de la France dont il deviendra le saint patron.Il s'agit de sa cape d'évêque, pas sa chlamyde de soldat qui quand il mourut devait avoir disparu depuis longtemps.
Cette cape bleue était transportée sous forme de bannière lors de grandes batailles.

C’est aussi le temps des grandes invasions germaniques; les Barbares sont aux frontières de l’empire.
Depuis longtemps déjà des mercenaires d’origine germanique ont été incorporés aux milices de légionnaires.
En mars 354, Martin participe à la campagne sur le Rhin contre les Alamans à Civitas Vangionum (en celte Borbetomagus) Worms en Rhénanie
Mais ses convictions religieuses lui interdisent de verser le sang et il refuse de se battre et demande à être libéré de l'armée où il a accompli sont temps. Il sera emprisonné.
Pour prouver qu’il n’est pas un lâche et qu’il croit à la protection divine, il propose de servir de bouclier humain.
Il est enchaîné et exposé à l’ennemi mais, pour une raison inexpliquée, les Barbares demandent la paix.

Il quitte l'armée en 356 et se rend chez Hilaire, évêque de Potiers qui le nomme exorciste.
Puis il retournera en Italie voir ses parent et s'opposera à l'arianisme. Comme Hilaire, déporté en asie mineure, il sera déporté en résidence surveillée sur une île.
Au retour d'Hilaire, gracié par l'empereur en 360, il le retouve à Poitiers et fondé un ermitage à Ligugé où de nombreurx adeptes viendront le rejoindre.
Il veut former des dsiciples qu'il enverra évangéliser la Gaule.
Ses adeptes sont de plus en plus nombreurx et on lui attribue des miracles
.

Quand St Lidoire évêque de Tours décède en 371, c'est vers lui que les habitants de la ville se tournent.
Mais il refuse, refusant l'honneur et ne voulant pas quitter ses disciples et c'est par ruse que les habitants de Tours qui l'ont prébiscité contrre le choix des évêques, qu'il sera finalement nommé.
On raconte qu'il se cacha mais fut dénoncé par les cris des oies qui révélèrent sa cachette.
De là vient la trradition de l'oie qu'on mange à la Saint-Martin, les volatilles ayant chèrement payé leur traitrise.
il est ordonné évêque en 371, le 4 juillet, c'est la Saint-Martin d'été

Mais, il s'ennuie de Ligugé, son monastère et dès lors traversant la Loire, fonde sur l'autre rive un nouvel ermitage: Marmoutier.
On y construit, étudie religion et sciences humaines.
De son apprentissage militaire puis de sa formation de soldat dans les légions romaines, il a conservé le sens de l'organisation : il lance ses missionnaires dans les contrées païennes comme des légions.

De nouvelles paroisses voient le jour : Saunay et Amboise, Langeais et Candes, Tournon et Ciran.

Des chapelles et des églises remplacent les temples païens démolis.

Il voyage beaucoup, à la tête de ses " légions de moines " détruisant les anciennes idoles et convertissant les âmes

Il aura trois axes principaux:
le premier Chartre - Paris - Reims et Trèves, le second Lyon - Vienne et le troisième l'Aquitaine. Il fréquente les conciles et les synodes épiscopaux.
Ces axes font aujourd'hui partie du réseau des Chemin de St Martin mis en place par le Centre Culturel Européen St Martin de Tours, sous l'égide du Conseil de l'Europe
www.saintmartindetours.eu http://www.culture-routes.lu
itinéraires culturels saint Martin


Tous, empereurs ou hauts dignitaires respectaient ou craignaient Martin non seulement en raison de ses saintes paroles mais pour ses actes miraculeux qui sont médiatisés par ses biographes successifs que furent Sulpice Sévère ancien avocat de Bordeaux, Paulin de Périgueux, Venance Fortunat et enfin plus tard le célèbre Saint Grégoire qui deviendra aussi évêque de Tours (593 à 594).
En automne 397, Martin se rend à Candes ou les clercs de cette église se disputaient.
Après avoir rétabli ll'ordre et la paix, il veut revenir à Marmoutier mais ses force l'abandonnenrt, il se meurt. Il a cette dernière prière : " Seigneur, si je suis encore utile à ton peuple, je ne refuse pas le travail. Que ta volonté soit faite ".
Il s'éteint le 8 novembre à l'âge vénérable de 81 ans.
Certains veilent que son corps retourne à ligugé, mais les habitants de Tour s'en emparreront et le ramèneront dans la ville où il sera enseveli le 11 novembre

On raconte qu'en ce mois de novembre la température était tellement clémente que les arbres se emirent à bourgeaonner et fleurir sur le trajet qui conduisait sa dépouille. C'est devenbu l'été sz la Saint-Martin. Il sera enseveli le11 novembre et deviendra le saint le plus populaire en France, dont il est le patron, mais aussi un peu partout et particulièrement en Allemagne.
C'est pour cela que l'armistice de 14-18 fut établie le 11 novembre 1918.

Martin connaîtra le règne de plusieurs empereurs puisqu'il quittera l'armée à l'age de 40 ans.
Martin comme légionnaire fait partie à son entrée en service de la garde de l'empereur Constantin Ier (306 - 337 Constantin Ier "le Grand" Caius Flavius Valerius Aurelius Constantinus)
En 335, Constantin Ier donne des responsabilités à ses trois fils, Constantin, Constance et Constant et à ses deux neveux Dalmatius et Hannibalien.
En 337, Martin à 22 ans, à la mort de l'empereur Constantin, ses fils massacrent ses neveux et se partagent l'Empire, en étant tous trois nommés César ou vice-empereur
Le 9 septembre 337, Constantin II est déclaré Auguste par le Sénat, avec ses frères Constance II et Constant Ier.
Constantin II a les provinces de Bretagne, de Gaule et d'Hispanie ; Constance II, les provinces d'Asie, d'Orient, de Pont et de Thrace et Constant Ier, celles d'Italie, d'Afrique, de Pannonie, de Dacie et de Macédoine.
Constantin II et Constant ne peuvent s'entendre. Voulant prendre l'Italie à Constant, Constantin II est tué, en avril 340, à la bataille d'Aquilée.
Ses provinces passent à Constant.
Constance II mourra en 361 après avoir été baptisé

On retrouve Martin dans l'armée du César des Gaules Julien, nommé à cette place par Constance II, nommé Julien l'Apostat par la tradition chrétienne, également appelé Julien le Philosophe ou Julien II

le général Pompée  en uniforme blanc, extrait de la série SpartacusIl sera exposé à la bataille de Worms qui se terminera miraculeusement sans combat.

On a d'ailleurs une confirmation de l'uniforme blanc lors du décès de Julin, peut-être sous les coups d'un soldat chrétien:

« Au moment où Julien, oublieux de toute précaution, se précipitait témérairement au combat en levant les bras, et à grands cris, pour bien faire entendre que c'était la débâcle et la panique chez l'ennemi, et pour exciter ainsi la fureur des poursuivants, ses gardes blancs dispersés par l'effroi lui criaient de tous côtés d'éviter la masse des fuyards comme on fait pour l'écroulement incertain d'un toit qui menace ruine ; mais soudain, une lance de cavalerie (equestris hasta) égratigna la peau de son bras, lui transperça les côtes, et se ficha dans le lobe inférieur du foie. »

— Ammien Marcellin, XXV, 3, 6
Julien meurt en 363.

Il faut aussi savoir que le blanc est la couleur des citoyens romains, comme celle de la laine, le rouge est la couleur des femmes...
En outre la fameuse couleur rouge était horriblement chère puisqu'elle était obtenue par broyage de milliers de mollusques méditerranéens.


Jovien
(Flavius Claudius Jovianus) succède à Julien de 363 à 364
De 364 à- 375 règne Valentinien Ier (Flavius Valentinianus) il s'associa à son frère Valens (Flavius Valens) qu'il chargea de défendre l'Orient (28 mars 364).
Plus tard, en 367, il nomma co-empereur son fils Gratien, âgé de neuf ans seulement.
De 367 à 383 Gratien (Flavius Gratianus) empereur des Gaules. 375 - 392 Valentinien II (Flavius Valentinianus)
empereur légitime d'occident à la mort de Gratien.
Maxime, Magnus Clemens Maximus ou Maximianus, en gallois Macsen Wledig (c.335 ? – 28 août 388), est un usurpateur du trône de l'empire romain d'Occident de 383 au 31 août 384, puis co-empereur légitime en Occident jusqu'à sa mort en 388, exécuté sur ordre de l'empereur Théodose Ier.
Martin aura un dîner avec l'impératrice raconté par Sulpice Sévère..
392 - 394 Eugène (Flavius Eugenius) mis en place par Arbogast ancien tuteur de Valentinien II et opposé à Théodose Ier "le Grand"(Flavius Theodosius) (378 à 395 )qui régna sur les deux empires d'orient et d'occident.
Et enfin Honorius (Flavius Honorius 395 - 423 ) empereur d'occident à la mort de Martin en 397 mais régence de
Stilicon ( Flavius Stilicho), généralissime

St Martin aura connu une série d'empereurs

On représente souvent St Martin avec une cape rouge (parfois bleue), comme les officiers romains, mais il n'était pas encore officier.
Il n'a que 18 ans lors de cet épisode à Amiens en 338.
En fait sa cape appelé chlamyde était blanche.
C'était l'uniforme de la garde d'élite de l'Empereur Constantin dont les membres étaient appelés Candidati (candidatus), ce qui signifie "vêtu de blanc". L'empereur Constantin mourra en 340 laissant l'empire à ses héritiers nommés césars.
Martin fera partie de la garde du césar Julien, lesquels sont habillés dde blanc.

C'était un manteau court, différent de la chlamyde civile qui est longue, fendu, fixé sur l'épaule par une fibule (boucle avec une épingle, souvent en bronze);
la partie supérieure en était doublée de peau d'agneau.
C'est cette doublure qu'il sépara de sa cape d'uniforme pour la donner au pauvre.


Candidatus (Figurine Pegaso PG7015 )
CANDIDATUS, Palace Guard, III Century A.D. CODE: 75-015 CATEGORY: 03 Ancient Rome & Italics
SCULPTOR: Yury Serebriakov PAINTER: Pietro Balloni
http://www.pegasomodels.co

Saint Martin de Tours est officier dans la schole du César Julien.
Les Scholae palatinae, (garde palatine ou Scholes; en grec : S???a? ) furent une unité militaire d’élite, dont la fondation est attribuée à l’empereur Constantin pour remplacer les equites singulares Augusti, la division équestre de la garde prétorienne.
Troupes d’élite du IVe au VIIe siècle, les scholae se transformèrent en armée de parade lorsque les empereurs cessèrent de commander eux-mêmes les troupes sur le champ de bataille. Elles offrirent alors une perspective de carrière aisée pour les jeunes de bonne famille.
Elles subsisteront dans l’empire d’Occident jusqu’à leur dissolution par Théodoric le Grand.
Dans l’empire d’Orient, elles seront réformées par Constantin V pour devenir des tagmata (sing. tagma), unités de cavalerie lourde stationnées près de Constantinople et constituant le cœur des forces expéditionnaires impériales.
Elles seront dissoutes à la fin du XIe siècle par l’empereur Alexis Ier Comnène.

Quarante membres des scholes, appelés candidati en raison de leur éclatante tunique blanche furent choisis pour former la garde personnelle de l’empereur.
Mais si au IVesiècle ils accompagnèrent certains empereurs dans leurs campagnes comme ce fut le cas pour Julien (emp. 361-363) en Perse, ils ne jouaient plus au VIe siècle qu’un rôle cérémonial.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Schole_palatine

Revenons à son histoire et avec ce qui fut l'événement qui frappa l'imaginaire populaire jusqu'à le graver dans les mémoires pour des siècles

Ainsi, saisissant l'arme qu'il portait à la ceinture, il partage sa chlamyde en deux, en donne un morceau au pauvre et se rhabille avec le reste.

Sur ces entrefaites, quelques-uns des assistants se mirent à rire, car on lui trouvait piètre allure avec son habit mutilé.
Mais beaucoup, qui raisonnaient plus sainement, regrettèrent très profondément de n'avoir rien fait de tel, alors que justement, plus riches que lui, ils auraient pu habiller le pauvre sans se réduire eux-mêmes à la nudité.

Donc, la nuit suivante, quand il se fut abandonné au sommeil, il vit le Christ vêtu de la moitié de la chlamyde dont il avait couvert le pauvre.
Il est invité à considérer très attentivement le Seigneur, et à reconnaître le vêtement qu'il avait donné.

Martin de Tour du légionnaire au saint évêquePuis il entend Jésus dire d'une voix éclatante à la foule des anges qui se tiennent autour d'eux:
"Martin, qui n'est encore que catéchumène, m'a couvert de ce vêtement"

En vérité, le Seigneur se souvenait de ses paroles, lui qui avait proclamé jadis:

"Chaque fois que vous avez fait quelque chose pour l'un des ces tout petits, c'est pour moi que vous l'avez fait",
quand il déclara avoir été vêtu en la personne de ce pauvre.

Et pour confirmer son témoignage en faveur d'une si bonne oeuvre, il daigna se faire voir dans le même habit que le pauvre avait reçu.

Cette vision n'exalta pas un orgueil tout humain chez notre bienheureux, mais il reconnut dans son œuvre la bonté de Dieu, et comme il avait dix-huit ans, il s'empressa de se faire baptiser


.

Pourtant il ne renonça pas immédiatement à la carrière des armes, s'étant finalement laissé convaincre par les prières de son tribun, à qui l'attachaient des liens de camaraderie et d'amitié: c'est qu'en effet, à l'expiration de son tribunat, celui-ci se promettait de renoncer au monde.

Tenu en suspens par cette attente pendant deux années environ,
après avoir reçu le baptême, Martin continua de servir dans l'armée mais de manière purement nominale".

Baptisé en 339 à Amiens, il quitte l'armée en 354
Il vint à Poitiers où il fut ordonné prêtre en 360.
Disciple de Saint Hilaire, évêque de Poitiers, il lutte contre l'arianisme.

Il voyage, retourne en Hongrie puis s'installe à Milan dans la vie érémitique.

Il fondera avec Hilaire, le monastère de Ligugé près de Poitiers en 361
et devint évêque de Tours en 371, mais resta moine tant qu'il le put. Evêque missionnaire, il fut un ardent propagateur de la Foi, faisant triompher le christianisme dans l'ouest de la Gaule et organisant les paroisses rurales et des monastères (Marmoutier)

Son prestige est immense.
Ses miracles sont célèbres; guérison d'un lépreux, résurrection d'un enfant...

Saint Martin, statue en évêque, collégial St Martin de Visé (disparue, volée)

Il y eut aussi ce qu'on appela la seconde charité de St Martin:

Un jour de fête, allant à l'église célébrer l'office, il vit un pauvre nu et ordonna à son archidiacre qu'on le vêtit. Tardant à le faire, il l'emmena lui-même et lui donna sa propre tunique.

Nu à son tour, il força son archidiacre à lui apporter un autre habit.
Mais ce dernier en colère ne lui apporta qu'une guenille que Martin prit pour célébrer la Messe.
Pendant le Saint Sacrifice, un globe de feu apparut sur sa tête, comme sur celle des apôtres, et levant les mains vers le ciel, ses bras nus furent soudains couverts de bracelets d'or et de pierreries apportés par des anges.

Une autre fois, pour convaincre des païens d'abattre un pin sacré, Martin consentit à se laisser attacher du côté où il tomberait, mais au signe de la croix, l'arbre abattu tomba du côté opposé...

Il fut un ascète et un apôtre, par dessus tout un homme de prière et de charité, apôtre des populations rurales.

Lors de ses voyages à Trèves, il maintiendra des contacts avec l'empereur.

Il fut aussi en proie à de nombreuses attaques, même de proches comme Brice, son successeur à l'épiscopat


LA MORT DE SAINT MARTIN.

 Le début d'un culte

Il s'éteindra à l'âge , vénérable pour l'époque, de 81 ans en 397, à Candes d'où ses ouailles ramenèrent sa dépouille vers le cimetière gallo-romain à l'ouest de la cité de Tours où il fut mis en terre le 11 novembre

Il devint très vite le premier saint non martyr vénéré en occident.

Son corps deviendra l'objet d'un culte d'une extraordinaire dévotion.
Ce culte éclôt sous Perpeetus, évêque de Tours (461-491), qui fit construire un grand sanctuaire.
A une première chapelle succédera une première basilique que visiteront les rois mérovingiens.
C'est sous le signe de Saint Martin et Saint Hilaire que Clovis plaça sa victoire de 507.

Il devint alors le patron des Francs (à Visé il l'est toujours)

Son tombeau devint le centre de pèlerinage le plus important de l'époque mérovingienne.
Les Carolingiens vont poursuivre cette dévotion et il apparaît dans les litanies qui accompagnent les hauts faits d'histoire sous Pépin le Bref.

Les Rois de France Capétiens se déclareront "abbés laïcs de St Martin de Tours",
c'est à dire protecteurs officiels du sanctuaire.

Sa chape est attestée dès 678 dans le Trésor Royal de France et portée comme talisman dans les batailles
ndla: Chape; cape, d'où provient le mot chapelle, sa couleur donnera selon certains auteurs le bleu au drapeau de la France. il s'agit de sa cape bleue d'évêque et non d'une cape rouge d'officier romain qu'on lui attribue souvent.


Un capitulaire de Charlemagne spécifie en 810-813 que St Martin fait partie des fêtes d'obligation et les pèlerinages à son tombeau se succédèrent.

Il est toujours mentionné à Liège en 1595 dans les pèlerinages expiatoires pour 10 florins or.

Cette crypte incite au recueillement et est loin d'être un endroit triste et sinistre.

Une certaine chaleur se dégage des pierres blanches et les murs sont couverts d'ex-votos gravés à même la pierre et souvent accompagnés des blasons des donateurs dont les émaux ajoutent une note vivement colorée. 

Tous sont des remerciements envers celui qui a apporté aide et protection dans les moments difficiles et l'on en retiendra deux particuliers:

"Ange Joseph Roncalli, humble client de Saint Martin de Tours"

qui n'était autre que le Pape Jean XXIII qui vint à plusieurs reprises prier sur le site et celui d'un militaire célèbre qui effectua le pèlerinage en remerciement de la victoire:

"A Saint Martin,
11 novembre 1918,
Foch Maréchal de France"

En raison de la ferveur commune aux français et aux allemands envers St Martin, l'armistice fut en effet proclamé le jour de sa fête.

et depuis le 11 novembre 2005: un nouvel ex-voto:

 

LA DESOLATION DU TOMBEAU ET SON RETOUR AUX FIDÈLES.

Son tombeau sera troublé à son tour.

Du Xe au XIVe siècle, après les invasions normandes, il faudra rénover et agrandir la basilique, mais la splendeur du site s'effacera vite. François 1er en ôtera la grille d'argent pour financer son expédition vers Pavie (1525)

.Mais c'est particulièrement lors des guerres de religion qu'une grande part fut anéantie.
En 1562, la tourmente s'abattra pendant cent jours sur la basilique, et tout le trésor accumulé au cours des âges sera anéanti; on jettera dans un brasier jusqu'au reliques des Saints ensevelis autour de Saint Martin, et lui-même ne trouva pas grâce...

Cependant, un prêtre responsable du tombeau, fut assez habile pour soustraire, avant qu'ils ne fussent jetés au feu, un fragment d'un bras et des fractions importantes du chef du Saint Evêque.

Hélas, les malheurs du saint lieu n'étaient pas encore terminés.
Lors de la Révolution française, la basilique est à nouveau pillée et transformée en écurie pour les chevaux de l'armée.
De nombreux éléments de la toiture et de l'armature en fer conçue par Vauban pour soutenir les voûtes sont affaiblis par les âges et en 1797, une partie de celles-ci s'effondre.  
Des fidèles demandent alors sa réfection, mais un préfet anti-religieux décrète la démolition pure et simple du monument qui subira ainsi le même sort que la cathédrale Saint Lambert de Liège.
Une voie publique est tracée dans l'axe de la nef, et seules deux tours rappellent encore aujourd'hui les cinq clochers qui dominaient la cité. Heureusement, le nouveau tracé de cette voie va sauvegarder, sous les décombres et dans les fondations des nouvelles maisons, ce qui demeure des pierres sacrées où tant de personnages illustres sont venu se recueillir.
Les restes de l'ancien soldat d'Amiens ont toutefois encore put être sauvés de la tourmente révolutionnaire.

Le lieu du pèlerinage semblait être à jamais anéanti lorsque s'installe à Tours Léon Papin Dupont, un ancien magistrat qui à l'aide de volontaires entreprend des recherches et retrouve le 14 décembre 1860 les restes indéniables de l'ancien tombeau de Saint Martin.
La popularité du saint est toujours vivante et certains voudraient reconstruire une basilique semblable à l'ancienne, mais la ville refuse de rendre le terrain de la rue créée après la Révolution.
Aussi, un projet plus modeste sera réalisé, axé du nord au sud, et comprenant en son chevet le tombeau relevé à son emplacement exact.

Les travaux commencèrent en 1885 pour s'achever en 1902.Lors d'une journée ensoleillée, le chœur de l'édifice est éclatant de lumière grâce au ouvertures pratiquées dans le dôme.
Un haut ciborium au fond du sanctuaire abrite un reliquaire qui contient quelques fragment du Saint Patron des Arquebusiers.

L'édifice rappelle aussi les premiers constructeurs: Saint Perpete et Saint Brice ainsi que les nombreux pèlerins célèbres: Clovis, Charlemagne, Saint Louis, Charles IV le Bel, Saint Jeanne d'Arc et d'illustres chanoines de l'ancienne collégiale: le Bienheureux Hervé et Saint Odon.

Dans la crypte, un mausolée a été dressé à l'emplacement du caveau retrouvé en 1860.
A travers ses grilles, on peut apercevoir un petit reliquaire. Nous sommes à l'endroit exact où s'agenouillèrent d'illustres visiteurs et de nombreux saints comme Sainte Clotilde, Sainte Geneviève, Saint Eloi, Saint Louis, Sainte Jeanne d'Arc et Saint Vincent-de-Paul pour ne citer que les plus célèbres.

Les Chrétiens y vont pour vénérer un saint.
D'autres y vont pour rendre hommage à la valeur d'un homme à la vie exemplaire toute faite de charité envers les autres et qui deviendra l'emblème du Secours d'Hiver et au 21e siècle le symbole du partage non seulement matériel mais culturel.

On retrouve ainsi selon sa pensée personnelle, la foi en Dieu, la foi en l'Homme et la foi en un Idéal.

SAINT MARTIN AUJOURD'HUI

Fêté le 11 novembre, diverses manifestations sont organisées dans plusieurs communes, à différents titres puisqu'il est vénéré en tant que patron des fantassins et piétons,
protecteur des chevaux,
patron des drapiers,
des couturiers, des tailleurs, des gantiers et des tisserands,
sans oublier les arquebusiers à Visé,
et les vignerons puisque selon la tradition, il fut l'importateur de la vigne dans le Val de Loire.

Lors de sa fête, divers feux sont allumés dans certaines localités où se déroulent des cortèges avec flambeaux et lampions:
à La Calamine, Malmédy, Visé, Eupen, Xhoffrai.
En Rhénanie et dans certaines régions de Flandre, la Saint Martin est restée la fête des enfants, attendue avec autant d'impatience que la St Nicolas. 

Sa fête était autrefois chômée et rivalisait avec celle de la Saint Jean.

Saint Martin, patron tutélaire de la collégiale de Visé, devint tout naturellement le Patron des Arquebusiers de Visé en 1579 lors de leur fondation.

Les Francs Arquebusiers le vénèrent toujours aujourd'hui.

Le 3 juillet 1960,

ils inauguraient dans la joie et la fierté, une nouvelle statue qui est toujours portée dans les cortèges d'aujourd'hui par une escorte d'officiers en tenue de Grenadiers belges.
Celle-ci est l'œuvre d'artistes liégeois: le sculpteur Vandesandt et le peintre Poisinger, tous deux professeurs à l'Académie des Beaux-arts de Liège.

Ils avaient suivi les conseils d'Alfred Jaminet, un historien local qui s'était penché sur l'exactitude de la tenue du saint, revêtu de l'uniforme romain.

NDLA: Toutefois celui-ci, comme dans la plupart des cas, s'est basé sur l'uniforme généralement connu des officiers romains, or Martin n'était pas officier et portait vraisemblablement une cape blanche doublée de peau de mouton.
C'est cette doublure qu'il donna au pauvre, gardant ainsi sa cape d'uniforme dont il ne pouvait se départir en tant que soldat.

 

st Martin en bronze, Francs Arquebusiers, réalisation Marc Poelmans

Le 9 novembre 1997

Les Francs fêtèrent dignement saint Martin.

1700 ans après la mort de leur saint patron ils inauguraient un bas relief en bronze représentant une "charité saint Martin"

Elle se trouve sur le fronton de leur bâtiment.
Cette pièce de près de 35 kgs fut réalisée par le
conservateur Marc Poelmans et fondue dans l'atelier du maître fondeur Charlier de Herstal


Vers la fabrication du Bronze

Le 4 juillet 1999,

à l'occasion du 420e anniversaire de la compagnie,
ils offrirent un bas-relief en pierre à la Collégiale saint Martin de Visé,
il est fixé au dessus du porche d’entrée.
Il porte la mention

"Hommage des Francs Arquebusiers"
"1579-1999"

Cette pièce fut inaugurée en présence des autorités par Monsieur le Doyen Etienne Van den Peereboom
Ce bas-relief rappelle l'attachement des Francs Arquebusiers à leur saint patron et à la Collégiale qui porte son nom, même si la compagnie n'y fait plus de cérémonie, et fait fi des rancunes du passé qui leur vit l'entrée interdite.

Collégiale de Visé, le porche d'entrée avec St Martin, bas relief en pierre de taille offert par les Francs Arquebusiers

Réaffirmant d'une manière tangible l'espoir dans l'avenir et le respect du passé,
ces sculptures rappelleront aux générations futures,
l'attachement des Francs Arquebusiers Visétois envers leur saint patron et leurs coutumes ancestrales,
et leur volonté de rappeler les sources historiques du passé de leur gilde.

Le 11 novembre 2005,
jour pour jour 425 ans après leur première fête officielle de saint Martin
les Francs Arquebusiers marquaient une fois de plus leur attachement à leur saint patron à l'endroit même où il repose

Invités à Tours dans le cadre des festivités liées à l'inauguration du
Centre Culturel Européen saint Martin de Tours,
les Francs Arquebusiers firent un pélerinage au tombeau de St Martin et y inaugurèrent un ex-voto rappelant leur passage et celui de tous les arquebusiers de Visé depuis 425 ans.

Page spéciale sur cet événement après 426 ans d'existence:
Tours le 11-11-2005

SAINT MARTIN POPULAIRE

De nombreux dictons se rapportent à la fête de Saint Martin.

Certains se rapportent aux travaux des vignerons; constatant que la fermentation du vin est terminée:

"A la Saint-Martin,
Tout moût est vin"

"A la Saint-Martin,
Le moût passe le vin."

D'autres admettant implicitement ce fait rappellent que le moment est venu de goûter le vin:

"Pour la Saint-Martin,
Enferme ta paille et taste ton vin "

"A la Saint-Martin
Faut gouster le vin
Nostre Dame après (21 nov)
Pour boire il est prêt"

S'il n'est pas nécessaire d'attendre la fête de Notre-Dame pour le boire, il est sage de ne pas abuser du vin nouveau: "Pour la Saint-Martin,
Ane qui ne boit du vin
Ane deux fois,
Qui trop en boit"
 
Quelques dictons conseillent de tirer le vin et de bonder les tonneaux en ce jour:

"A la Saint-Martin,
Bonhomme bonde ton vin "

 "A la Saint-Martin,
Tire ton vin"

 Si la récolte a été satisfaisante, on peut maintenant boire "le bon vin" celui qui est resté des années précédentes: "A la Saint-Martin,
Boit-on le bon vin"
"St Martin boit le bon vin,
Et laisse l'eau courre au mouli
n"

Il était d'usage anciennement, et ce l'est encore dans certaines régions,
de manger une oie grasse à la St Martin:

"A la Saint-Martin, bonde ta barrique,
Vigneron fume ta pipe,
Mets l'oie au toupin
Et convie ton voisin"

Selon la tradition, l'os du bréchet de cette oie permet de prévoir le temps qu'il fera en hiver;
s'il est très rouge, la saison sera froide, s'il est blanc, elle sera douce.

Cela nous amène tout naturellement au temps généralement particulièrement clément aux alentours du 11 novembre.
Les dernières journées de temps ensoleillé et relativement doux sont habituellement observées en novembre dans cette période appelée:

"l'été de la Saint Martin"

"En novembre, quand il fait bia timps
On dit que c'est l'été de saint Martin"

Pour certains, cette brève période de beau temps a lieu pendant la première décade du mois.

"A la Toussaint
Commence l'été de la Saint-Martin"

 
La plupart du temps, ce redoux se produit aux environs de la fête du saint:

"A la Saint Martin,
Une éphémère chaleur revient"

"L'été de la Saint-Martin,
Dure trois jours et un brin"

"Souvent le grand Saint Martin
Pour trois jours sèche les chemins"

Mais ce phénomène de hausse thermique précédant la froidure de l'hiver n'est pas systématique, aussi n'est-il pas étonnant que certains dictons fassent état du mauvais temps en ce jour, et cela d'autant plus que le froid se fait sentir plus tôt dans certaines régions que d'autres

."Le Bienheureux Martin
Ecorne les bœufs et rompt les moulins"

"Saint Martin Saint Tourmentin

"Si la rivière déborde à la Saint-Martin
Elle est toujours là ou en chemin"

ce qui signifie qu'elle continuera à déborder

Les champs sont vides à cette époque de l'année et l'hiver approche à grands pas.

"A la Saint Martin d'hiver
Passe partout hors par le jardin et par la rivière"

"Si l'hiver va droit son chemin
Vous l'aurez à la Saint-Martin"
"Pour la Saint-Martin
La neige est par le chemin
Si ce n'est pour le soir,
Ce sera pour le matin."

"A la Saint-Martin
La neige est en chemin
A la Sainte Catherine
(25 nov)
Elle est à la courtine"

"Pour la Saint-Martin
Il y a de la neige jusqu'à la queue du chien"

 
 

Cette fête étant considérée comme le début de la saison froide, il en résulte que le temps de cette journée détermine celui de toute la saison.

 

"Le temps le jour de la Saint-Martin est le temps commun de l'hiver"

"Petite gelée à la Saint-Martin
Fait l'hiver court et bénin"

"Quand l'eau gèle à la Saint-Martin
L'hiver s'agenouille en chemin"

"S'il fait sec et froid à la Saint-Martin,
L'hiver sera doux"

"Si le vent d'antan souffle le jour de la Saint-Martin
Ce sera le vent dominant pendant six mois"

"Le grand vent tirant le jour de la Saint-Martin,
l'hiver sera doux.
Si c'est la bise, L'hiver sera rude"

L'âge de la lune permet aussi de pronostiquer le temps qu'il fera en hiver:

"Pleine lune à la Saint-Martin
Abondance de neige et de biens."
"S'il y a pleine lune le jour de la Saint-Martin
L'hiver sera rigoureux"
"Si la lune est à son croissant à la Saint-Martin,
L'hiver sera mou et pluvieux"

D'autres dictons conseillent l'épandage du fumier sur les prés si le temps est favorable à la Saint Martin.

L'abondance de ces dictons montre bien la popularité de Saint Martin.
Il en existe bien sûr de nombreux autres selon les régions.

En ce qui concerne la petite cité mosane de Visé, il semble que Saint Martin ait pris sous sa protection la Compagnie Royale des Francs Arquebusiers, puisque lors de leur fête, ils sont, à quelques exceptions près, gâtés par un temps clément tant en novembre qu'en juillet ce qui fit naître l'adage local:

"Si tu veux du beau temps,
Viens marcher dans les Francs"

Marc Poelmans

la bière Saint Martin
Brasserie de Brunehaut


Un site superbe sur Saint Martin (en allemand) :www.heiliger-martin.de

http://www.culture-routes.lu
itinéraires culturels saint Martin

L'association Mission Martin de Tours a pour objet de mettre en valeur le patrimoine Martin de Tours, à partir des opérations d'inventaires existants, de les enrichir en particulier dans une approche de diffusion et de transmission de connaissance, pour constituer ainsi un véritable projet de développement culturel, touristique, économique et éducatif qui permettra de rétablir des continuités historiques oubliées.

 

L’idée a germé quand il s’est aperçu que le personnage de saint Martin de Tours collait parfaitement au concept défini par l’Institut des Itinéraires culturels européens, implanté au Luxembourg.
Antoine Selosse, d’origine tourangelle, a alors entamé des démarches pour monter, en France et dans les pays où vécut saint Martin (Hongrie, Italie, Allemagne), un projet de développement culturel, touristique, économique et éducatif. Le 22 août 2003 naissait à Tours l’association Mission Martin de Tours, présidée par Bruno Judic, professeur à l’université François- Rabelais.
Cette Mission a pour objectif de mettre en place l’Itinéraire culturel européen “Saint Martin de Tours, personnage européen, symbole du partage”. Elle a reçu le soutien officiel de l’Institut et, en Touraine, du Conseil général, de la ville de Tours et de la CCI. 2004 verra le lancement de l’Itinéraire, l’organisation d’une Journée européenne du partage, de la fête européenne de la Saint Martin, le 11 novembre, de deux chemins de randonnée et l’établissement d’une Charte européenne d’éclairage des monuments dédiés à saint Martin de Tours.
Le personnage de Saint Martin fait l’objet depuis 2003 de la mise en place d’un itinéraire européen qui sera selon toute vraisemblance intégré par le Conseil de l’Europe en 2005.
Plusieurs épisodes de la vie de ce personnage historique, symbole du partage, soldat romain et créateur du monachisme occidental, sont liés à la Grande Région, ne serait-ce que du fait de sa démilitarisation à Trèves et de son culte local, ainsi que sa Fête le 11 novembre qui fait partie des temps fort du calendaire régional. Pour permettre un partage d'expérience le long des itinéraires, il a été suggéré en relation avec le porteur de projet qu’un Centre martinien de la Grande Région développe des réseaux pluridisciplinaires et collabore à la mise en œuvre de projets de coopération multilatérale à long terme «Saint Martin de Tours», sur la Rhénanie Palatinat, la Sarre, la Wallonie, le Luxembourg et la Lorraine, en liaison avec le Centre Européen Saint Martin (Tours – France) que vient d’accepter de financer pour trois ans le Ministre de la Culture français.
Il s’agissait de créer un produit touristique et culturel fondé sur une charte d’éclairage européenne des monuments, ainsi qu’un réseau éducatif. Une exposition virtuelle sur saint Martin et la Grande région sera de toute manière mise en place sur le site du Centre européen saint Martin à Tours.
Une série de concerts étaient enfin envisagée dans les principales villes martiniennes de la Grande Région. Enfin, nous souhaitions organiser un colloque européen «Saint Martin, de Tours à Trèves», avec la participation de scientifiques de la Grande Région et de France.

24-05-2007

www.saintmartindetours.eu

L’itinéraire saint Martin de Tours, personnage Européen, symbole de partage, Grand Itinéraire culturel du Conseil de l’Europe, ouvre son nouveau site Internet .

Engagés pour la conservation du patrimoine martinien (matériel et immatériel), les porteurs de projet ont entrepris, en étroite collaboration avec les collectivités locales et régionales, la mise en place d’itinéraires de randonnée qui parcourent la Touraine sur les pas de Saint-Martin, dans une optique Européenne, des chemins seront bientôt inaugurés dans plusieurs pays européens. C’est donc avec une volonté de communication que le Centre culturel Saint Martin de Tours a officiellement inauguré son nouveau site Internet.

Ce site très bien conçu permet d’aborder la figure de saint Martin d’un point de vue historique, touristique ou patrimonial. Une carte interactive recense les patrimoines martiniens dans toute l’Europe ; cette base de donnée classe les objets par types, par lieu ou par thème pour une recherche plus accessible. Le centre culturel saint Martin de Tours a également conçu, pour la rubrique « personnage » un livre interactif qui retrace la vie de saint Martin. Pour les plus exigeants l’intégralité de la « vita » de Sulpice Sévère est également disponible en ligne !

Si cette exploration interactive vous a donné envie de voyager sur les traces de saint Martin, cliquez sur la rubrique « tourisme » vous trouverez toutes les informations nécessaires pour organiser votre randonnée.
N’hésitez pas à consulter le site régulièrement : Nouvelles rubriques et actualités vous y attendent, vous serez ainsi tenu informés des colloques et des manifestations à venir.

Bonne visite !

voir aussi http://www.saintmartindetours.eu/patrimoine/belgique/wallonie/vise/index.php


History of ST MARTIN of TOURS:

Pagan parents; his father was a Roman military officer and tribune. Martin was raised in Pavia, Italy. Discovered Christianity, and became a catechumen in his early teens. Joined the Roman imperial army at age 15, serving in a ceremonial unit that acted as the emperor's bodyguard, rarely exposed to combat. Cavalry officer, and assigned to garrison duty in Gaul.

Trying to live his faith, he refused to let his servant to wait on him. Once, while on horseback in Amiens in Gaul (modern France), he encountered a beggar. Having nothing to give but the clothes on his back, he cut his heavy officer's cloak in half, and gave it to the beggar. Later he had a vision of Christ wearing the cloak.

Baptised into the Church at age 18. Just before a battle, Martin announced that his faith prohibited him from fighting. Charged with cowardice, he was jailed, and his superiors planned to put him in the front of the battle. However, the invaders sued for peace, the battle never occurred, and Martin was released from military service at Worms. Spiritual student of Saint Hilary at Poitiers.

On a visit to Lombardy to see his parents, he was robbed in the mountains - but managed to convert one of the thieves. At home he found that his mother had converted, but his father had not. The area was strongly Arian, and openly hostile to Catholics. Martin was badly abused by the heretics, at one point even by the order of the Arian bishop. Learning that the Arians had gained the upper hand in Gaul and exiled Saint Hilary, Martin fled to the island of Gallinaria (modern Isola d'Albenga).

Learning that the emperor had authorized Hilary's return, Martin ran to him in 361, then became a hermit for ten years in the area now known as Ligugé. A reputation for holiness attracted other monks, and they formed what would become the Benedictine abbey of Ligugé. Preached and evangelized through the Gallic countryside. Many locals held strongly to the old beliefs, and tried to intimidate Martin by dressing as the old Roman gods, and appearing to him at night; Martin continued to win converts. He destroyed old temples, and built churches on the land.

When the bishop of Tours died in 371, Martin was the immediate choice to replace him. Martin declined, citing unworthiness Rusticus, a wealthy citizen of Tours, claimed his wife was ill and asking for Martin; when he arrived in the city, he was declared bishop by popular acclamation, consecrated on 4 July 372.

Moved to a hermit's cell near Tours. Other monks joined him, and a new house, Marmoutier, soon formed. Rarely left his monastery or see city, but sometimes went to Trier to plead with the emperor for his city, his church, or his parishioners. Once when he went to ask for lenience for a condemned prisoner, an angel woke the emperor to tell him that Martin was waiting to see him; the prisoner was reprieved.

Martin himself was given to visions, but even his contemporaries sometimes ascribed them to his habit of lengthy fasts. An extensive biography of Martin was written by Sulpicius Severus. He was the first non-martyr to receive the cultus of a saint.

ST MARTIN is the patron Saint for:

against impoverishment; against poverty; alcoholism; beggars; Burgenland; cavalry; equestrians; France; geese; horse men; horses; hotel-keepers; innkeepers; Mainz, Germany; Pontifical Swiss Guards; quartermasters; reformed alcoholics; riders; diocese of Rottenburg-Stuttgart, Germany; soldiers; tailors; vintners; Virje, Croatia; wine growers; wine makers, Arquebusiers of Visé (Belgium)

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