blason des Gentis

Blason des Francs Arquebusiers

le drapeau des Arquebusiers sous forme de blason

Les Anciens Arquebusiers de Visé - le 19e siècle - 2e partie

Home Retour en 1830 Vers le 20e siècle dernière mise à jour:12/08/10

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Vous entendez la Marche du 13e de Ligne

Novembre 1830,

Las de la domination des hollandais, le peuple belge s'est révolté jusqu'à obtenir
l'Indépendance de la Belgique
qui fut proclamée le 4 octobre 1830.

Alors que les premières notes de
La Brabançonne s'écrivent, des combats éclatent surtout dans les grandes villes du pays et spécialement à Bruxelles en septembre pour chasser les soldats de Guillaume I.

Armoirie du baron de Ryckel copyright Marc PoelmansLe 20 novembre 1830, parti la veille de Liège à la tête de la Compagnie Franche des Tirailleurs Liégeois et Maestrichtois, le Capitaine Ferdinand Demany, débarque à Visé où comme partout ailleurs existe une Garde Urbaine, créée le 30 août, sous le commandement du bourgmestre.

Celui-ci n'est autre que le Baron de Ryckel, nommé à ce poste depuis le 28 octobre,
qui est aussi président des Anciens Arquebusiers, lesquels avec plusieurs autres visétois, ne se feront pas prier pour prêter main forte aux hommes d'armes pour aller "casser du hollandais"
Ferdinand Demany, commandant des volontaires lorsqu'il était commissaire de police à Liège en 1860
Le matin à 7 heures 30, la compagnie de Demany se rassemble.
Demany est un jeune homme, plein de fougue, téméraire et dont on n'a à se plaindre que de son impétuosité à foncer au combat.

Ils sont 96 volontaires auxquels viendront s'ajouter une cinquantaine de visétois.
Des volontaires venus de toute la Basse-Meuse les ont rejoints, ils sont à peu près 300 au total.


Arrive alors le receveur des contributions d'Eysden qui s'est sauvé avec sa caisse devant l'avance d'un corps de troupes hollandaises qui se trouvaient à 5 heures à Gronsveld.
A la demande de Demany, de Ryckel fait sonner le tocsin pour convoquer les visétois rassemblés et entrainés depuis deux mois au sein de la Garde Urbaine.
Ils décident d'envoyer des hommes prévenir les habitants des villages voisins, ce qui pris un certain temps et de rassembler des volontaires de ces villages qui doivent rejoindre Demany qui fait route vers Mouland pour attaquer les hollandais, les déloger de leur position et entrer dans Gronsveld distant de 10 km de Visé, à midi.

Un bataillon d'infanterie et de cuirassiers hollandais est à la Maison Blanche à Berneau tenant la voie de Visé à Maestricht, leur cavalerie tient la plaine de Navagne sur la rive sur la rive droite de la Berwinne, appuyée par deux canons.

L'ennemi, à peu près deux cents soldats commandés par le major Syben, tient ainsi toute la zone sur la rive droite de la Berwinne, mais les officiers n'avaient certainement pas pris les précautions nécessaires pour éviter une attaque surprise à laquelle ils ne s'attendaient pas.

Des sentinelles avaient été placées sur la rive gauche et des éclaireurs envoyés en patrouille.

Les volontaires les mieux armés furent disposés en tirailleurs face à la cavalerie.
Les autres volontaires furent placés en position en haut du village de Mouland sur la rive gauche de la Berwinne, face à l'infanterie hollandaise qui se trouvait devant la Maison Blanche.
Une vingtaine de volontaires, conduits par deux guides sûrs, furent chargés de prendre les deux pièces de canon dont la position semblait bien risquée.
Ils auraient réussi, alors qu'ils avaient déjà passé la Berwinne sans être vus de l'ennemi quand tout d'un coup, celui-ci sonna le rappel des troupes depuis la Maison Blanche.
Rassemblés en peu de temps, les hollandais pris sous le feu des volontaires reprirent la route de Maestricht.

La faible garnison venue de Maestricht, dont la place forte était toujours aux mains des hollandais, n'opposa guère de résistance et sans insister les soldats d'une armée démotivée se dépêchèrent de retourner chez eux.
Nous sommes deux mois après les combats de Bruxelles et l'ennemi n'oppose plus guère de résistance.

croix commémorative des combattants de 1830 remise à Demany, Musée des Francs ArquebusiersDans son récit, Demany ne fait pas mention des mots "combat de Navagne",
ni sur la position qu'il donna aux troupes de visétois dans son dispositif., mais on peut raisonnablement penser qu'ils furent de ceux qui étaient disposés en tirailleurs face à la cavalerie, car Demany souligne que les arquebusiers étaient armés de carabines.
Cela n'a rien d'étonnant, la carabine, arme rayée mais d'un chargement plus complexe, était utilisée pour le tir de précision comme le faisaient les membres de la compagnie, alors que les troupes armées étaient généralement munies de fusils à canon lisse.
Et l'on sait aussi par un rapport du Baron de Ryckel d'août 1830 envoyé au gouverneur de la Province de Liège, que tous les membres de la Garde Urbaine de Visé possédaient leur propre arme et qu'il était dès lors inutile d'en envoyer de supplémentaires de Liège, mais il reçut une dotation de 20.000 cartouches qui ont plus que vraisemblablement servi à l'entrainement de la Garde Urbaine qui n'était pas composée uniquement d'arquebusiers comme certains auteurs semblent le laisser entendre; en ces temps de troubles, nombreux furent ceux qui se joignirent à la troupe de Visé levée dès le début de l'insurrection.
Il est absolument faut de dire que seuls les arquebusiers se sont joints aux volontaires, le tocsin n'aurait-il sonné que pour eux ?
Et si Demany en parle, alors qu'il ne les connaissait pas, c'est simplement parce que de Ryckel lui a signalé qu'ils avaient répondu présents, comme beaucoup d'autres.

En outre, Demany a très certainement gardé à ses côtés des hommes aguerris, aptes à commander et à faire un coup de force en cas de nécessité.

Cette escarmouche, resta dans le souvenir des visétois sous le nom de "Combat de Navagne",
lequel loin d'être véritablement glorieux fut sans rapport avec les combats sanglants qui eurent lieu ailleurs dans le pays.
Si certains auteurs se sont laissés emporter par leur enthousiasme dans une relation des faits tout à la gloire de certains visétois; il faut retenir qu'aucune médaille ne vint récompenser les combattants et aucun drapeau d'honneur ne fut octroyé à la Ville.
Sans douter nullement ni du courage ni des sentiments patriotiques qui animaient les combattants, il y a fort à parier que les blessures les plus douloureuses furent certainement les "gueules de bois" du lendemain de cette échauffourée dont l'heureuse issue fut fêtée pendant longtemps à grand renfort de pecket...

Ce bref combat est relaté dans une épreuve journalistique corrigée de la main même du Capitaine Demany qui se trouve au musée des Francs Arquebusiers
Demany qui avait participé à de nombreux combats et fut largement décoré, terminera sa carrière comme commissaire de police à Liège.

Vers la carrière de Ferdinand Demany

Un chant de la compagnie fut écrit par le Président Delgotalle en souvenir des combattants de 1830

Ce chant est toujours actuellement chanté lors de nos séances académiques et joué pendant les cortèges.
On en entend la musique à la page
http://www.arquebusiers.be/arquebusier-fidele.htm exécutée en marche lente
Dans nos cités au bruit des armes
Lorsque flottaient nos étandards
On vit nos tyrans en alarme
Se sauver de toutes part
Tel fut l'élan patriotique
Que nos héros bravant le sort
Courraient en méprisant la mort
Pour rendre libre la Belgique

Honneur, cent fois honneur
À nos vaillants guerriers
Ils ont toujours mérité la palme et les lauriers,
Ils ont toujours mérité la palme et les lauriers

Les paroles actuellement chantées sont les suivantes

Voyez cette belle oriflamme
Trophée des Arquebusiers
A son aspect notre regard s’enflamme
C’est le drapeau de nos vieilles libertés
De nos aïeux remémorons la gloire
Ils nous convient à marcher sur leurs pas
En temps de paix, comme au jour du combat
Arquebusiers, il nous faut la victoire.

Honneur, cent fois honneur
À nos arquebusiers
Ils ont toujours mérité la palme et les lauriers,
Ils ont toujours mérité la palme et les lauriers

Aujourd'hui dans notre compagnie
Règnent l'ordre et la Liberté
Au Vieux Visé, la tradition chérie
Vénère en paix les vieux arquebusiers
Mais ce drapeau vrai symbole de gloire
Nous verrait encore braver le trépas
Pour défendre nos libertés chéries
Sa devise est la mort ou la victoire

Honneur, cent fois honneur
À nos arquebusiers
Ils ont toujours mérité la palme et les lauriers,
Ils ont toujours mérité la palme et les lauriers

François Delgotalle (1809-1884) Pharmacien à Dalhem
Auteur du chant de la compagnie, du"l'vil ustèye" et du "chant du drapeau", il mit sur pieds l'Harmonie St Martin et introduisit le fusil Comblain dans la gilde.
C'était un président extraordinaire et d'une grande bonté envers les déshérités. Décoré pour acte de courage en 1848 et 1858 à Visé et Dalhem.
Il était aussi homme de lettres, membre de la Société Liègeoise de Littérature Wallonne, et écrivait tant en français qu'en wallon

En 1831,
Janvier 1831, près de Visé
S'il y a une épine dans le territoire belge, c'est la position fortifiée de Maastricht que les Hollandais entendent fermement ne pas abandonner.
La petite armée belge commence le blocus de Maastricht, mais une position clé du siège qui s'organise, c'est le château de la famille de Brouckère à Caster.
On en confie la garde aux Chasseurs de Chasteler qui s'y installent en y crevant de froid, malgré d'énormes feux de bûches dans les cheminées du salon et de la salle à manger.
Par les fenêtres des étages, nos gaillards narguent la garnison hollandaise de Maastricht, toute proche.
Soudain, dans l'aube frisquette de ce 19 janvier, le chasseur Alexis Demarée, croit distinguer, au loin, des hommes qui avancent dans le paysage enneigé.
Il se dispose à alerter son ami Saccassin qui prépare le déjeuner de ses camarades encore endormis, quand il entend un coup de feu et des cris.
La sentinelle Meskens vient de tirer sur les Hollandais qui attaquent en nombre.
Demarée et Meskens donnent l'alerte et c'est un curieux spectacle que de voir les fenêtres du château se garnir d'hommes en caleçon ou en chemise, qui déchaînent un feu d'enfer sur les assaillants.
Devant la furie de leurs ennemis, les soldats du roi Guillaume décrochent, poursuivis par nos chasseurs dont la plupart sont toujours, malgré le froid très vif, en pans volants et en caleçon.
Et dire que six cents fantassins hollandais soutenus par une centaine de cavaliers avaient rêvé de s'emparer de Caster, ce jour-là, pour célébrer l'anniversaire de la... princesse d'Orange.

Le 21 juillet 1831

Leopold prête le serment constitutionnel et devient le premier roi des belges

"Je jure d'observer la Constitution et les lois du peuple belge,
de maintenir l'indépendance nationale
et l'intégrité du territoire."


Cette date du 21 juillet deviendra symboliquement la date de la fête nationale de la Belgique.
Le roi Guillaume refuse d’adhérer aux préliminaires de paix et, le 2 août 1831, alors que Léopold Ier fait sa Joyeuse Entrée à Liège, sans sommation, ses troupes envahissent la Belgique.

Le Marechal Gerard, par David

Aussitôt le Roi Léopold se met à la tête de son armée, mais lutte malheureusement d’une façon inégale (Campagne des dix jours).

L’arrivée des 50.000 hommes du maréchal français
Maurice Etienne Gérardcontraint les Hollandais à repasser la frontière.

A la suite de l’agression hollandaise, la Conférence de Londres remplace le traité des XVIII articles par celui des XXIV articles, moins favorable à la Belgique parce qu’il lui enlève Maastricht et le Limbourg hollandais, le Luxembourg de langue allemande et lui fait porter une partie importante de la dette de l’ancien royaume des Pays-Bas.

Le 15 novembre 1831, la Belgique résignée, accepte ce traité, tandis que Guillaume Ier le repousse et refuse de rendre la citadelle d’Anvers.

Léopold Ier en appelle aux Puissances.

La France et l’Angleterre bloquent les côtes de la Hollande tandis que l'armée française, du maréchal Gérard force le général Chassé à capituler (1832).

Le siège de la citadelle d'Anvers
eut lieu du 15 novembre au 23 décembre 1832, faisant suite à la
campagne des Dix-Jours.
Siège de la Citadelle d'Anvers  par l'Armée française de Horace Vernet Peinture commandée par le Maréchal Gérard en 1832 Siège de la Citadelle d'Anvers  par l'Armée française de Horace Vernet Peinture commandée par le Maréchal Gérard en 1832
Il opposa les troupes néerlandaises qui occupaient Anvers à l'Armée du Nord commandée par le Maréchal Gérard.

Médaille commémorative du Siège d'Anvers en 1832 Médaille commémorative du Siège d'Anvers en 1832
Lorsque les Hollandais se retirèrent de Belgique suite à la première intervention de l'armée française de 1831, il laissèrent une garnisson néerlandaise dans la citadelle d'Anvers d'où elle bombardait la ville.
Il fallut l'intervention de l'Armée du Nord commandé par le Maréchal Gérard pour rendre la citadelle à la Belgique.
Siège de la Citadelle d'Anvers  par l'Armée française de Horace Vernet Peinture commandée par le Maréchal Gérard en 1832
Le spécialiste des sièges, le
général Haxo, mit 24 jours pour faire céder les Hollandais commandés par le général Chassé.

Un monument fut inauguré en 1897 rappelant le souvenir des soldats français morts en 1832

Il se trouve à Tournai,
la ville d'Anvers ayant refusé qu'il y soit construit.
Aux Soldats français tombés sous les murs d'Anvers en 1832


Pendant six ans encore, Guillaume Ier s’obstine à ne pas adhérer aux décisions de la Conférence.
Soudain, en 1838, il déclare adopter le traité des XXIV articles.

Mise en demeure d’assurer l’exécution de ce traité, la Belgique consent à le ratifier malgré les lourds sacrifices qu’il lui impose.
Le 19 avril 1839, notre ministre plénipotentiaire à Londres signe l’acte définitif clôturant les négociations diplomatiques et mettant le sceau à notre statut international.

Désormais la Belgique, indépendante et neutre, devient « la clé de voûte de l’ordre européen ».

La Belgique servait de zone tampon, traversée obligatoire pour envahir les autres pays.
Le relief de la Belgique se prête en effet assez bien au passage des troupes qui pendant très longtemps ne se sont jamais gênées et continueront à viloer sa neutralité en 1914 et 1940.

extrait de :
La Libre Belgique 2005
1830, grandes figures, H. Depester, Editions Vanderlinden, Bruxelles, publié dans « Les Colonnes du Congrès », septembre 2004
images : www.ars-moriendi.be, www.dechokier.be, « Histoire illustrée de la Belgique » J. Willequet, Editions J-M Collet,
www.heraldique-europeenne.org

1834,

la famille Lonhienne fait don à la compagnie d'un drapeau " le drapeau des Dames"
Ce drapeau plus court et muni a son extrémité d'une boule faisant contrepoids, permettait d'exécuter un jeu de drapeau comme c'est encore le cas aujourd'hui.
La boule dut être réparée l'année suivante suite à une dispute éclatée dans la Collégiale à cause d'une question de préséance, les Arbalétriers et les Arquebusiers assistaient alors ensemble à la grand-messe du "Sacramint".
Un mot en entraînant un autre, le geste fut joint à la parole.
C'est ainsi que Max Merx abîma la boule en défonçant le tambour d'un arbalétrier.
Le Doyen Stiels eut bien du mal à ramener le calme chez les belligérants.
Il fut dès lors décidé que les Arbalétriers feraient leur marche d'offrande le lundi du Sacramint et les Arquebusiers le mardi.

En 1835

Le 9 avril nait Léopold II (Léopold Louis Philippe Marie Victor - 9 avril 1835 - 17 décembre 1909),
futur roi des Belges,
prince de Belgique,
duc de Saxe,
prince de Saxe-Cobourg-Gotha,
duc de Brabant (1835-1865),
roi des Belges (1865-1909),
Souverain de l'État Indépendant du Congo (1884-1908),
a succédé à son père,
Léopold Ier, sur le trône belge en 1865
Sa mère était
Louise d'Orléans.

En 1837,

Le Roy du tir est François Delgotalle qui deviendra président en 1850
Il sera l'auteur de nombreuses compositions:
"Hommage d'Estime et d'Attachement à la compagnie des Arquebusiers" (11-11-1852)
fondateur de l'Harmonie saint Martin en 1853 à laquelle il fit don d'un tuba, de deux cymbales et d'une grosse caisse.
Parmi les fondateurs de l'harmonie on retrouve aussi Joseph Leers, Dodémont, Lambert Théodore, Jean Boulanger, etc...
Il offrit aussi avec Joseph Paulus des coussins et des tapis pour garnir l'église.
En 1854 il écrit le "Chant du Drapeau" en l'honneur de celui que le professeur Kuppferslager avait donné en 1850 et la musique fut composée par le professeur Thierry du conservatoire de Liège.
Il remis aussi, à la tête du comité, un gage de loyalisme aux princes héritiers le Prince Léopold et la Princesse Marie-Henriette en visite au château d'Argenteau où l'harmonie St Martin donna un concert.

En 1845
la prestation de serment est la suivante:
"Je jure Fidélité éternelle au drapeau de saint Martin, patron de Visé,
soumission et obéissance aux statuts de la compagnie des arquebusiers,
respect aux officiers,
fraternité et dévouement à tous les confrères.
Vive saint Martin.
Vivent les Arquebusiers."

En 1852,

Un attentat est commis contre le drapeau de la compagnie

Vraisemblablement du à des adversaires, l'emblème sacré sera aspergé de vitriol.

En 1860,

La famille Fayn-Merx fait construire le local de la Renaissance afin que les arquebusiers puissent jouir d'un local permanent.
La construction s'acheva en 1862.

Avant cela la compagnie louait la maison Stevens située Rue Haute en face de la Rue du Perron, puis la maison Paulus située Rue du Collège avant la Rue de Berneau puis la maison Bertholet au coin de la Rue Haute et de la Rue Raskinroy et en 1830 il avaient pris à bail la salle de chez Berlir

C'est aussi en 1860 que les arquebusiers troquent l'uniforme militaire pour l'habit avec pantalon noir, haut de forme et gilet jaune, mais Joseph Paulus garda jusqu'à sa mort l'ancien costume militaire qu'il avait toujours porté.

1864
Naissance de la Croix-Rouge

Juin 1859, Solferino, Nord de l’Italie.
La bataille fait rage entre l’armée française et les troupes autrichiennes.
Henry Dunant
,

homme d’affaires genevois, découvre l’horreur de la bataille : 40 000 morts et blessés abandonnés sur le terrain.
Révolté par cet abandon, il décide d’organiser, avec l’aide de la population civile, le secours des blessés.
Tout ceci sans aucune distinction de nationalité.
Bouleversé par son expérience, Henry Dunant publie en 1862, sous le titre « Un souvenir de Solferino», un véritable plaidoyer pour l’humanité. 5 ans après Solferino, l'idée d'Henry Dunant a fait son chemin. Un comité de 5 personnes s'est constitué à Genève afin d'examiner les moyens à mettre en œuvre pour protéger les blessés sur les champs de bataille.

En août 1864,
le gouvernement suisse convoque une Conférence diplomatique groupant les représentants de seize Etats. Ils décident de créer dans chaque pays des comités de secours.
Le 22 août, ils signent la première Convention de Genève
(Convention pour l’amélioration du sort des blessés et malades sur les champs de bataille).

Le droit international humanitaire moderne est né.

http://www.croix-rouge.be

En 1865,

Léopold II monte sur le trône de Belgique.

Armoiries de Léopold II, Roi des BelgesLéopold II, Roi des belges
Léopold II (1835-1909)
Roi des Belges
De
Belgique, chargé d'un écusson de Saxe.

DISCOURS D’INAUGURATION
Prononcé par le Roi Léopold II le 17 décembre 1865.

Messieurs,

La Belgique a, comme moi, perdu un père.
L 'hommage si unanime que la nation rend à sa mémoire répond dignement aux sentiments qu'elle lui a voués pendant sa vie. J'en suis aussi touché que reconnaissant. L'Europe elle-même n'est pas restée indifférente à ce deuil: les souverains et les princes étrangers ont voulu prendre part aux derniers honneurs que nous rendons à celui qu'ils avaient placé si haut dans leur confiance et dans leur amitié. En votre nom et au nom de la Belgique, je les en remercie.

Succédant aujourd 'hui à un père si honoré de son vivant, si regretté après sa mort, mon premier engagement devant les élus de la nation est de suivre religieusement les préceptes et les exemples que sa sagesse m'a légués, de ne jamais oublier les devoirs qu'impose ce précieux héritage.

Si je ne promets à la Belgique ni un grand règne comme celui qui a fondé son indépendance, ni un grand roi comme celui que nous pleurons, je lui promets du moins un roi Belge de cœur et d'âme dont la vie entière lui appartient.

Premier Roi des Belges à qui la Belgique ait donné le jour, je me suis depuis mon enfance associé à toutes les patriotiques émotions de mon pays. Comme lui, j'ai suivi avec bonheur ce développement national qui féconde dans son sein toutes les sources de force et de prospérité. Comme lui, j'aime les grandes institutions qui garantissent l'ordre en même temps que la liberté et sont la base la plus solide du trône.

Dans ma pensée, l'avenir de la Belgique s'est toujours confondu avec le mien et toujours je l'ai considéré avec cette confiance qu'inspire le droit d'une nation libre, honnête et courageuse, qui veut son indépendance, qui a su la conquérir et s'en 'montrer digne, qui saura la garder.

Je n'ai point oublié, Messieurs, les marques de bienveillance que j'ai reçues à l'époque de ma majorité quand je suis venu m'associer à vos travaux législatifs, et quelques mois après, lors de mon mariage avec une princesse qui partage tous mes sentiments pour le pays et les inspire à nos enfants.

Il m'a été doux de reconnaître, dans ces manifestations spontanées, l'accord unanime des populations. De mon côté, je n'ai jamais fait de distinction entre les Belges. Tous dévoués à la patrie, je les confonds dans une affection commune. Ma mission constitutionnelle me range en dehors des luttes d'opinion, laissant au pays lui-même à décider entre elles.

Je désire vivement que toutes leurs dissidences soient toujours tempérées par cet esprit de fraternité nationale qui réunit en ce moment autour du même drapeau tous les enfants de la famille belge.

Messieurs, pendant les trente-cinq dernières années, la Belgique a vu s'accomplir des choses qui, dans un pays de l'étendue du nôtre, ont rarement été réalisées par une seule génération. Mais l'édifice dont le Congrès a jeté les fondements peut s'élever et s'élèvera encore.

Mon sympathique concours est assuré à tous ceux qui dévoueront à cette œuvre leur intelligence et leur travail. C'est en persistant dans cette voie d'activité et de sage progrès que la Belgique affermira de plus en plus ses institutions au-dedans et qu'au dehors elle conservera cette estime dont les puissances garantes de son indépendance et les autres Etats étrangers n'ont cessé de lui donner et lui renouvellent aujourd'hui encore le bienveillant témoignage.

En montant sur le trône, mon père disait aux Belges: «Mon cœur ne connaît d'autre ambition que de vous voir heureux». Ces paroles, que son règne entier a justifiées, je ne crains pas de les répéter en mon nom.

Dieu a daigné exaucer le vœeu qu'elles exprimaient. Puisse-t-il encore l'entendre aujourd'hui, me rendre le digne successeur de mon père et, je le Lui demande du fond de mon âme, continuer à protéger notre chère Belgique !


le 22 janvier 1869.

Léopold, Ferdinand, Élie, Victor, Albert, Marie,
prince de Belgique,
duc de Saxe,
prince de Saxe-Cobourg-Gotha,
comte de Hainaut (en tant que fils aîné de l'héritier présomptif),
puis duc de Brabant
(comme héritier présomptif),
né à Laeken le 12 juin 1859 y meurt ce 22 janvier 1869 des suites d'une pneumonie.
Le seul héritier du roi Léopold II s'en est allé, à la mort du roi c'est son frère Philippe qui devra lui succéder.

1870

Guerre franco prussienne

L'armée fut mobilisée dès le 15 juillet et mise sur pied de guerre
       L'indépendance et la neutralité de la Belgique était garanties par un traité datant du 19 avril 1839 et qui avait été signé par la France, la Prusse, l'Autriche, la Russie et l'Angleterre.
Le 9 et le 11 août 1870, la France, la Prusse (en fait la Confédération de l'Allemagne du Nord) et l'Angleterre resignèrent un traité réaffirmant l'indépendance et la neutralité de la Belgique et s'engageant à une intervention militaire contre celui des deux belligérants qui envahirait sont territoire.


La force de l'armée belge, bien équipée à l'époque, dotée d'une artillerie et de fusils de bonne qualité, permettra au pays de ne pas être envahi par les belligérants qui ne se seraient pas gênés de traverser comme à leur habitude.

Le 29 juillet 1874

la gilde adoptait le fusil Comblain,
Joseph Comblain Cartouche de fusil Comblain, taille réelle Baionette-sabre de fusil Comblain
une arme remarquable d'un armurier de Cheratte,

en usage d'abord dans la Garde Civique et à l'Armée belge qui la conservera jusqu'en 1910.
C'est un fusil à culasse tombante.
Sous l'action d'un pontet levier, la culasse descend, laissant apparaître l'arrière du canon où il suffit d'introduire la cartouche puis de remonter le levier.
L'arme est musie d'un percuteur à chien visible sur les premiers types et d'un percuteur encastré sur les seconds.
D'abord en bronze phosphoreux, la culasse fut transformée en acier afin de permettre aux armuriers régionaux de la fabriquer puisqu'ils maîtrisaient mieux cette technique.
L'arme est remarquable et fut détrônée par les armes à répétition mais si Comblain avait imaginé un système de rechargement automatique, son arme aurait été équivalente à la célèbre Henry-Winchester.
Elle fut soumlise à tous les test possible et au banc d'épreuve le canon bourré jusquà la gueule éclata, on en vissa un nouveau et l'arme fonctionna sans problème, la culasse de Comblain était intacte.

Ajoutons qu'il est assez facile à démonter pour en faire un entretien sommaire,il suffit de démonter les deux vis de la culasse pour enlever le mécanisme
Il était aussi muni d'une baionette de type yatagan

fondateurs du tir Comblain:
François Delgotalle
Nicolas Thonon
Clément Scaff
B. Demarteau
Charles de Marbais, dont le fusil à culasse de bronze est au musée des Francs Arquebusiers, image ci-dessous
Détail du fusil Comblain de Charles de Marbais

Le tir communal de Liège où chacun pouvait s'entraîner
Le Tir Communal de Liège

C'était un souhait du Roi Léopold II de voir les compagnies s'entraîner avec une arme de guerre utilisée par la Garde Civique,
ce qui permettait ainsi d'avoir une Garde Civique supplétive.

0n rejoignait ainsi le principe du Tir National et les centres de Tir Communal que l'on retrouvait dans le grandes villes tant en Belgique qu'ailleurs et qui permettait d'avoir une population entraînée en cas de guerre.

Un projet de fédération nationale fut même mis sur pieds et c'est à cette époque que se créa la Section de Tir des arquebusiers dont chaque membre dut acheter son arme.

La Garde Civique, dont on se moqua souvent, participa aux combats quand le pays avait besoin d'elle.
Composée de civils qui rejoignaient les rangs en cas de nécessité, comme les gides, et malgré parfois leurs airs de soldats d'opérette, ses membres furent pourtant nombreux à se battre.
Leurs derniers combats furent ceux de 1914 pour s'opposer à l'avance allemande, époque où la Garde Civique fut désarmée et ses membres démobilisés à leur grand dam.

mousqueton Comblain
Cliquez ici ou sur l'image pour accéder à un excellent site sur le Comblain
où vous y retrouverez un Comblain du Musée des FAV

mécanisme du fusil Comblain à culasse tombanteArmee belge, soldat du train muni d'un mousqueton Comblain

On voit sur la photo ci-dessus le fantassin porter un Comblain qui restera utilisé par l'armée belge jusqu'en 1910

Ce fantassin de l'Armée belge en tenue de service est armé du mousqueton Comblain et porte un uniforme assez similaire à celui porté par notre Corps d'Escorte de saint Martin et par le Corps des Tambours.

Tous les uniformes actuels des Francs Arquebusiers sont en effet des répliques exactes de ceux de l'Armée belge d'autrefois

Fusil Comblain, culasse ouverte Fusil Comblain, culasse fermée Fusil Comblain, détail du chien
Garde civique armé du Comblain Garde civique armé du Comblain

C'est la Garde Civique de Verviers qui vint inaugurer le tir à Visé le 17 août 1874.
C'était normal puisqu'il s'agissait de l'arme habituelle de ce corps mais en outre elle était commandée par le Major-médecin Alfred Delgotalle,
officier des Anciens Arquebusiers de Visé et fils du président de la compagnie.
Un petit souvenir fut échangé ce jour là: un sapeur en laiton avec la mention Visé-Verviers toujours visible au Musée des FAV et qui a été copié pour être remis comme prix de tir
Inauguration du rir au fusil Comblain à Visé en 1874
Le tir se tint pendant un temps dans la propriété de Joseph Paulus qui devint président en 1884.
C''était près de l'ancienne gare où avait été édifié un stand de tir avec des portiques de protection en maçonnerie
La cible était placée à 100 mètres
Une pierre scellée au-dessus de la porte portait " Tir à la carabine Comblain fondée par la compagnie des Arquebusiers, 17 août 1874"
Le stand de tir attirait du monde puisque de Hollande, d'Allemagne ou de France on s'y retrouvait parfois à près de 250 tireurs pour y rivaliser d'adresse et c'était tout bénéfice pour le gouvernement belge qui voyait dan ces exercices un entrainement non subventionné d'une armée parallèle.

Le stand de tir se déplace vers 1900 mais reste du côté de Navagne où des portiques de sécurité en bois doivent chaque fois être amenés jusqu'à la construction d'un nouveau stand maçonné dans une propriété de M. Pierre Galère près de la rue de mouland du côté de "la brousse" aujourd'hui enterrée sous le remblai du "pont des allemands"

deux superbes prix de tir:

Insigne de champion de tir (couronne dorée) de la Garde Civique, collection Marc PoelmansPrix de Tir modèle Léopold, lettre L formée par les feuilles de laurier; col. M. PoelmansA gauche des fusils Comblain argentés en sautoir
surmontés d'une couronne dorée.
L'insigne est habituellement argenté et se portait sur le haut de la manche
Toutefois, celui-ci est exceptionnel car la couronne est dorée.
Cela signifie qu'il a appartenu à un tireur d'élite champion trois années consécutives,
il se portait alors sur la poitrine.
La mention "Royaume de Belgique PRIX DE TIR" apparaît en relief
Cet insigne fait partie des insignes de la Garde Civique remis officiellement lors du concours de 1905 à l'occasion du 75e anniversaire de l'Indépendancele dos porte la mention
A.Fisch
graveur et estampeur Bruxelles
du nom de la célèbre maison qui fournissait l'arméel'insigne fait 6 cm de haut, fixé par deux grandes épingles à l'arrière,
A droite un insigne de type Léopold qui se portait aussi sur la manche.
Le Roi Léopold encourageait le tir. Tout comme son frère le Comte de Flandres qui était considéré comme un des trois meilleurs tireurs de Belgique.

collection Marc Poelmans

Arquebusiers de Visé pantalon jaune et galon rouge 19e s

 

 


C'est aussi en 1874 que la compagnie adopte la tenue des officiers

Frac, haut de forme, gilet et pantalon jaune avec galon or.
l'habit noir n'est jamais qu'un dérivé de l'habit militaire, le grand manteau dont les pans repliés forment les basques

Madame Joiris-Merx fait don cette année là d'un drapeau comportant d'un côté deux fusils Comblain croisés et de l'autre une grenade enflammée

Le Prince Albert, fils du Comte Philippe de Flandres, neveu de Leopold II, futur Roi AlbertEn 1875,

Naissance d'Albert

futur Roi Albert
Prince de Belgique,
Duc de Saxe,
Prince de Saxe-Cobourg-Gotha,
héritier présomptif de la couronne (1891-1909),

Second fils du frère du Roi Léopold II Philippe Comte de Flandres et la Comtesse de Flandres, Marie de Hohenzollern-Sigmaringen
né à Bruxelles le 8 avril 1875 et mort à Marche-les-Dames le 17 février 1934.

En 1885,

Le 30 avril 1885, Léopold II devient officiellement souverain de l'Etat Indépendant du Congo

En 1891,
Le Prince héritier Baudouin, fils du Comte de Flandres,neveu de Léopold II

Baudouin de Belgique
décède
(3 juin 1869 - 23 janvier 1891),
Prince de Belgique,
Duc de Saxe,
Prince de Saxe-Cobourg-Gotha.
Il est le fils de Philippe Comte de Flandres et la Comtesse de Flandres, Marie de Hohenzollern-Sigmaringen.
Il était donc le neveu du Roi Léopold II ainsi que l'héritier présomptif du trône.


En 1895,

Le nouveau Capitaine Commandant est Joseph Cerfontaine
qui succède ainsi à son père et à son oncle.
Il restera commandant des Francs Arquebusiers jusqu'à son décès en 1920.

Les relations avec les Arbalétriers restaient toujours tendues, une rivalité certaine opposant les deux gildes,
qui s'en tenaient toutefois à des pamphlets et chansons.
Si d'un côté les Arbalétriers écrivaient "Tirans à l' årbalète"
Delgotalle leur répond en composant " Li vîle ustèye" sur l'air de la marche des Chasseurs Chasteler de la Garde Civique.

En 1897,

la compagnie inaugure dans la collégiale un vitrail représentant son saint Patron.
Vitrail offert par une souscription auprès de tous les membres et créé par Nicolas de Ruremonde

coupure de presse de 1897, inauguration du vitrail des arquebusiers de Visé St Martin vitrail des arquebusiers collégiale St Martin de Visé St Martin vitrail des arquebusiers collégiale St Martin de Visé 1914 la collégfiale détruite, les vitaux intact, à gauche le vitrail des arquebusiers
A gauche, coupure de presse de 1897 relatant l'inauguration du vitrail des arquebusiers de Visé et à droite un détail d'une carte postale de 1914 lorsque l'église a été incendiée et que le vitrail des arquebusiers, comme d'autres, est quasi intact

A la fin du 19e siècle, plusieurs accidents ont lieu lors du tir au fusil Comblain,
Dieudonné Protin un marqueur, est touché d'une balle puis c'est Monsieur Laloup Gathoye qui passait sur la route de Mouland près de la ferme Tossens qui fut atteint par une balle perdue
Le comblain est une arme de guerre avec laquelle un tireur maladroit pouvait expédier une balle perdue très loin,
il fut décidé d'adopter la carabine Flobert, cartouche aussi dénommée Bosquette inventée par Louis Nicolas Flobert en 1845
balle bosquette

On trouve la Flobert en 6 et 9mm, c'est une percussion annulaire
Ce type de cartouche aussi appelé balle de tir de salon ou tir de chambre est beaucoup moins dangereux et est toujours en usage aujourd'hui
(calibre 6 mm, pas de charge de poudre propulsive mais uniquement la force de l'amorce: Flobert ou 22 Lang Z le z de zimmer,chambre)

La portée de cette balle subsonique est d'un peu plus de 50 mètres, au-delà de cette distance elle perd vitesse et puissance. mais perd déjà de la puissance à mis distance.
Un tir efficace tendu se fait sur 20 mètres

la 22 long ZAttention quand on achète ses balles :
22 short Rifle vitesse de tir : 260m/s portée maximale : 1000m
22 long Rifle vitesse de tir : 350m/s portée maximale : 1370m
22 long Rifle Hight Speed vitesse de tir : 370m/s portée maximale : 1500m
22 magnum vitesse de tir : 472m/s portée maximale : 1500m

En 1978, des 22 long short furent tirées lors de la fête alors que la compagnie tirait dans l'ancienne justice de paix, une balle mal placée passa à côté de la cible, traversa la tôle d'acier de protection des fenêtres puis le chassis en aluminium pour finir dans la salle.
On failli tirer à plomb au 400e et il fallu de gros efforts du conservateur du musée qui expliqua la méprise de celui qui avait acheté les balles pour qu'on en revienne au tir à la bosquette.

Pub 1915 cartouches Flobertcartouches Flobert et Bosquette
Une carabine à cartouches Flobert et une ancienne publicité à une époque où la croix gammée n'était pas encore un insigne politique
Carabine à cartouches Flobert Bosquettecartouches Flobert Bosquette

La cartouche Flobert qu'on connait aussi sous le nom de bosquette est une cartouche sans poudre,
Seule l'amorce est présente, la percussion de l'amorce et le dégagement de gaz que l'explosion produit permet un tir jusqu'à 20 mètres maximum, au-delà la balle n'a plus de force et tombe.
La 22longZ, avec laquelle on tire généralement en juillet, est similaire
à la différence que la douille plus longue est plus facile à manipuler. La longueur de la douille qui diminue la force de l'explosion, est compensée par quelques grains de poudre.

Il était aussi d'usage de tirer les campes.
Les campes que l'on rencontre encore de temps en temps, sont des sortes de petits canons posés au sol, la bouche en l'air, remplis de poudre et reliés entre-eux par une trainée de poudre,
une fois la mise à feu effectuée, les tirs déclenchent une pétarade dont le bruit va croissant selon le calibre de la campe...
qui parfois fait éclater les carreaux.
Les campes remplaçaient les anciennes salves d'honneur tirées lors des fêtes,
tradition qui s'est toutefois perpétuée chez les Francs Arquebusiers

De1897 à 1902, la compagnie participe aaussi à liège au cortège à Saint Walburge en hommage aux héros de 1830, on n'en trouve plus trace plus tard jusqu'en 1905 et 2005 lors des cortèges patriotiques à Bruxelles

Vers le 20e siècle

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