Novembre 1830,

Las de la domination des hollandais, le
peuple belge s'est révolté jusqu'à obtenir
l'Indépendance
de la Belgique
qui fut proclamée le 4 octobre 1830.
Alors que les premières notes de La Brabançonne s'écrivent, des
combats éclatent surtout dans les grandes villes du pays
et spécialement à Bruxelles en septembre pour chasser
les soldats de Guillaume I.
Le 20 novembre
1830, parti la veille de Liège à la tête de la
Compagnie Franche des Tirailleurs Liégeois et
Maestrichtois, le Capitaine Ferdinand
Demany, débarque à Visé où comme partout
ailleurs existe une Garde Urbaine, créée le 30 août,
sous le commandement du bourgmestre.
Celui-ci n'est autre que le Baron de Ryckel,
nommé à ce poste depuis le 28 octobre,
qui est aussi président des Anciens Arquebusiers,
lesquels avec plusieurs autres visétois, ne se feront
pas prier pour prêter main forte aux hommes d'armes pour
aller "casser du hollandais"

Le matin à 7 heures 30, la compagnie de Demany se
rassemble.
Demany est un jeune homme, plein de fougue, téméraire
et dont on n'a à se plaindre que de son impétuosité à
foncer au combat.
Ils sont 96 volontaires auxquels viendront s'ajouter une
cinquantaine de visétois.
Des volontaires venus de toute la Basse-Meuse les ont
rejoints, ils sont à peu près 300 au total.
Arrive alors le receveur des contributions d'Eysden qui
s'est sauvé avec sa caisse devant l'avance d'un corps de
troupes hollandaises qui se trouvaient à 5 heures à
Gronsveld.
A la demande de Demany, de Ryckel fait sonner le tocsin
pour convoquer les visétois rassemblés et entrainés
depuis deux mois au sein de la Garde Urbaine.
Ils décident d'envoyer des hommes prévenir les
habitants des villages voisins, ce qui pris un certain
temps et de rassembler des volontaires de ces villages
qui doivent rejoindre Demany qui fait route vers Mouland
pour attaquer les hollandais, les déloger de leur
position et entrer dans Gronsveld distant de 10 km de
Visé, à midi.
Un bataillon d'infanterie et de cuirassiers
hollandais est à la Maison Blanche à Berneau tenant la
voie de Visé à Maestricht, leur cavalerie tient la
plaine de Navagne sur la rive sur la rive droite de la
Berwinne, appuyée par deux canons.
L'ennemi, à peu près deux cents soldats commandés par
le major Syben, tient ainsi toute la zone sur la rive
droite de la Berwinne, mais les officiers n'avaient
certainement pas pris les précautions nécessaires pour
éviter une attaque surprise à laquelle ils ne
s'attendaient pas.
Des sentinelles avaient été placées sur la rive gauche
et des éclaireurs envoyés en patrouille.
Les volontaires les mieux armés furent disposés en
tirailleurs face à la cavalerie.
Les autres volontaires furent placés en position en haut
du village de Mouland sur la rive gauche de la Berwinne,
face à l'infanterie hollandaise qui se trouvait devant
la Maison Blanche.
Une vingtaine de volontaires, conduits par deux guides
sûrs, furent chargés de prendre les deux pièces de
canon dont la position semblait bien risquée.
Ils auraient réussi, alors qu'ils avaient déjà passé
la Berwinne sans être vus de l'ennemi quand tout d'un
coup, celui-ci sonna le rappel des troupes depuis la
Maison Blanche.
Rassemblés en peu de temps, les hollandais pris sous le
feu des volontaires reprirent la route de Maestricht.
La faible garnison venue de Maestricht, dont la place
forte était toujours aux mains des hollandais, n'opposa
guère de résistance et sans insister les soldats d'une
armée démotivée se dépêchèrent de retourner chez
eux.
Nous sommes deux mois après les combats de Bruxelles et
l'ennemi n'oppose plus guère de résistance.
Dans son récit, Demany ne fait pas mention
des mots "combat de Navagne",
ni sur la position qu'il donna aux troupes de visétois
dans son dispositif., mais on peut raisonnablement penser
qu'ils furent de ceux qui étaient disposés en
tirailleurs face à la cavalerie, car Demany souligne que
les arquebusiers étaient armés de carabines.
Cela n'a rien d'étonnant, la carabine, arme rayée mais
d'un chargement plus complexe, était utilisée pour le
tir de précision comme le faisaient les membres de la
compagnie, alors que les troupes armées étaient
généralement munies de fusils à canon lisse.
Et l'on sait aussi par un rapport du Baron de Ryckel
d'août 1830 envoyé au gouverneur de la Province de
Liège, que tous les membres de la Garde Urbaine de Visé
possédaient leur propre arme et qu'il était dès lors
inutile d'en envoyer de supplémentaires de Liège, mais
il reçut une dotation de 20.000 cartouches qui ont plus
que vraisemblablement servi à l'entrainement de la Garde
Urbaine qui n'était pas composée uniquement
d'arquebusiers comme certains auteurs semblent le laisser
entendre; en ces temps de troubles, nombreux furent ceux
qui se joignirent à la troupe de Visé levée dès le
début de l'insurrection.
Il est absolument faut de dire que seuls les arquebusiers
se sont joints aux volontaires, le tocsin n'aurait-il
sonné que pour eux ?
Et si Demany en parle, alors qu'il ne les connaissait
pas, c'est simplement parce que de Ryckel lui a signalé
qu'ils avaient répondu présents, comme beaucoup
d'autres.
En outre, Demany a très certainement gardé à ses
côtés des hommes aguerris, aptes à commander et à
faire un coup de force en cas de nécessité.
Cette escarmouche, resta dans le souvenir des visétois
sous le nom de "Combat de Navagne",
lequel loin d'être véritablement glorieux fut sans
rapport avec les combats sanglants qui eurent lieu
ailleurs dans le pays.
Si certains auteurs se sont laissés emporter par leur
enthousiasme dans une relation des faits tout à la
gloire de certains visétois; il faut retenir qu'aucune
médaille ne vint récompenser les combattants et aucun
drapeau d'honneur ne fut octroyé à la Ville.
Sans douter nullement ni du courage ni des sentiments
patriotiques qui animaient les combattants, il y a fort
à parier que les blessures les plus douloureuses furent
certainement les "gueules de bois" du lendemain
de cette échauffourée dont l'heureuse issue fut fêtée
pendant longtemps à grand renfort de pecket...
Ce bref combat est relaté dans une épreuve
journalistique corrigée de la main même du Capitaine
Demany qui se trouve au musée des Francs Arquebusiers
Demany qui avait participé à de nombreux combats et fut
largement décoré, terminera sa carrière comme
commissaire de police à Liège.
Vers la
carrière de Ferdinand Demany
Un chant de la compagnie fut écrit par le
Président Delgotalle en souvenir des combattants de 1830

Ce chant est toujours actuellement chanté lors de nos
séances académiques et joué pendant les cortèges.
On en entend la musique à la page http://www.arquebusiers.be/arquebusier-fidele.htm exécutée
en marche lente
Dans
nos cités au bruit des armes
Lorsque flottaient nos étandards
On vit nos tyrans en alarme
Se sauver de toutes part
Tel fut l'élan patriotique
Que nos héros bravant le sort
Courraient en méprisant la mort
Pour rendre libre la Belgique
Honneur, cent fois honneur
À nos vaillants guerriers
Ils ont toujours mérité la palme et les lauriers,
Ils ont toujours mérité la palme et les lauriers
Les paroles actuellement chantées sont les suivantes
Voyez cette belle oriflamme
Trophée des Arquebusiers
A son aspect notre regard senflamme
Cest le drapeau de nos vieilles libertés
De nos aïeux remémorons la gloire
Ils nous convient à marcher sur leurs pas
En temps de paix, comme au jour du combat
Arquebusiers, il nous faut la victoire.
Honneur, cent fois honneur
À nos arquebusiers
Ils ont toujours mérité la palme et les lauriers,
Ils ont toujours mérité la palme et les lauriers
Aujourd'hui dans notre compagnie
Règnent l'ordre et la Liberté
Au Vieux Visé, la tradition chérie
Vénère en paix les vieux arquebusiers
Mais ce drapeau vrai symbole de gloire
Nous verrait encore braver le trépas
Pour défendre nos libertés chéries
Sa devise est la mort ou la victoire
Honneur, cent fois honneur
À nos arquebusiers
Ils ont toujours mérité la palme et les lauriers,
Ils ont toujours mérité la palme et les lauriers
François Delgotalle (1809-1884)
Pharmacien à Dalhem
Auteur du chant de la compagnie, du"l'vil
ustèye" et du "chant du drapeau", il mit
sur pieds l'Harmonie St Martin et introduisit le fusil
Comblain dans la gilde.
C'était un président extraordinaire et d'une grande
bonté envers les déshérités. Décoré pour acte de
courage en 1848 et 1858 à Visé et Dalhem.
Il était aussi homme de lettres, membre de la Société
Liègeoise de Littérature Wallonne, et écrivait tant en
français qu'en wallon
|
En
1831,
Janvier
1831, près de Visé
S'il y a une épine dans le territoire belge, c'est
la position fortifiée de Maastricht que les
Hollandais entendent fermement ne pas abandonner.
La petite armée belge commence le blocus de
Maastricht, mais une position clé du siège qui
s'organise, c'est le château de la famille de
Brouckère à Caster.
On en confie la garde aux Chasseurs de Chasteler qui
s'y installent en y crevant de froid, malgré
d'énormes feux de bûches dans les cheminées du
salon et de la salle à manger.
Par les fenêtres des étages, nos gaillards narguent
la garnison hollandaise de Maastricht, toute proche.
Soudain, dans l'aube frisquette de ce 19 janvier, le
chasseur Alexis Demarée, croit distinguer, au loin,
des hommes qui avancent dans le paysage enneigé.
Il se dispose à alerter son ami Saccassin qui
prépare le déjeuner de ses camarades encore
endormis, quand il entend un coup de feu et des cris.
La sentinelle Meskens vient de tirer sur les
Hollandais qui attaquent en nombre.
Demarée et Meskens donnent l'alerte et c'est un
curieux spectacle que de voir les fenêtres du
château se garnir d'hommes en caleçon ou en
chemise, qui déchaînent un feu d'enfer sur les
assaillants.
Devant la furie de leurs ennemis, les soldats du roi
Guillaume décrochent, poursuivis par nos chasseurs
dont la plupart sont toujours, malgré le froid très
vif, en pans volants et en caleçon.
Et dire que six cents fantassins hollandais soutenus
par une centaine de cavaliers avaient rêvé de
s'emparer de Caster, ce jour-là, pour célébrer
l'anniversaire de la... princesse d'Orange.
|
Le 21 juillet 1831

Leopold prête le serment constitutionnel et devient le
premier roi des belges
"Je jure
d'observer la Constitution et les lois du peuple belge,
de maintenir l'indépendance nationale
et l'intégrité du territoire."

Cette
date du 21 juillet deviendra symboliquement la date de la
fête nationale de la Belgique. |
| Le roi Guillaume refuse dadhérer aux
préliminaires de paix et, le 2 août 1831, alors que
Léopold Ier fait sa Joyeuse Entrée à Liège, sans
sommation, ses troupes envahissent la Belgique. 
Aussitôt le Roi
Léopold se met à la tête de son armée, mais lutte
malheureusement dune façon inégale (Campagne des
dix jours).
Larrivée des 50.000 hommes du maréchal français Maurice
Etienne Gérardcontraint les Hollandais à
repasser la frontière.
A la suite de lagression hollandaise, la
Conférence de Londres remplace le traité des XVIII
articles par celui des XXIV articles, moins favorable à
la Belgique parce quil lui enlève Maastricht et le
Limbourg hollandais, le Luxembourg de langue allemande et
lui fait porter une partie importante de la dette de
lancien royaume des Pays-Bas.
Le 15 novembre 1831, la Belgique résignée, accepte ce
traité, tandis que Guillaume Ier le repousse
et refuse de rendre la citadelle dAnvers.
Léopold Ier en appelle aux Puissances.
La France et lAngleterre bloquent les côtes de la
Hollande tandis que l'armée française, du maréchal
Gérard force le général Chassé à capituler (1832).
|
Le siège de la citadelle
d'Anvers
eut lieu du 15 novembre au 23 décembre 1832, faisant
suite à la campagne des
Dix-Jours.

Il opposa les troupes néerlandaises qui occupaient
Anvers à l'Armée du Nord commandée par le
Maréchal Gérard.

Lorsque les Hollandais se retirèrent de Belgique suite
à la première intervention de l'armée française de
1831, il laissèrent une garnisson néerlandaise dans la
citadelle d'Anvers d'où elle bombardait la ville.
Il fallut l'intervention de l'Armée du Nord commandé
par le Maréchal Gérard pour rendre la citadelle à la
Belgique.

Le spécialiste des sièges, le général Haxo, mit 24 jours pour
faire céder les Hollandais commandés par le général Chassé.
Un monument
fut inauguré en 1897 rappelant le souvenir des
soldats français morts en 1832
Il se trouve à Tournai,
la ville d'Anvers ayant refusé qu'il y soit
construit. |
.JPGmons/6/6d/070215_Tournai_(30).JPG) |
|
Pendant six ans encore, Guillaume Ier
sobstine à ne pas adhérer aux décisions de la
Conférence.
Soudain, en 1838, il déclare adopter le traité des XXIV
articles.
Mise en demeure dassurer lexécution de ce
traité, la Belgique consent à le ratifier malgré les
lourds sacrifices quil lui impose.
Le 19 avril 1839, notre ministre plénipotentiaire à
Londres signe lacte définitif clôturant les
négociations diplomatiques et mettant le sceau à notre
statut international.
Désormais la Belgique,
indépendante et neutre, devient « la clé de
voûte de lordre européen ».
La Belgique servait de zone tampon, traversée
obligatoire pour envahir les autres pays.
Le relief de la Belgique se prête en effet assez bien au
passage des troupes qui pendant très longtemps ne se
sont jamais gênées et continueront à viloer sa
neutralité en 1914 et 1940.
extrait de :
La Libre Belgique 2005
1830, grandes figures, H. Depester, Editions
Vanderlinden, Bruxelles, publié dans « Les
Colonnes du Congrès », septembre 2004
images : www.ars-moriendi.be, www.dechokier.be,
« Histoire illustrée de la Belgique » J.
Willequet, Editions J-M Collet, www.heraldique-europeenne.org
|
1834,

la famille Lonhienne fait don à la compagnie
d'un drapeau " le drapeau des Dames"
Ce drapeau plus court et muni a son extrémité d'une
boule faisant contrepoids, permettait d'exécuter un jeu
de drapeau comme c'est encore le cas aujourd'hui.
La boule dut être réparée l'année suivante suite à
une dispute éclatée dans la Collégiale à cause d'une
question de préséance, les Arbalétriers et les
Arquebusiers assistaient alors ensemble à la grand-messe
du "Sacramint".
Un mot en entraînant un autre, le geste fut joint à la
parole.
C'est ainsi que Max Merx abîma la boule en défonçant
le tambour d'un arbalétrier.
Le Doyen Stiels eut bien du mal à ramener le calme chez
les belligérants.
Il fut dès lors décidé que les Arbalétriers feraient
leur marche d'offrande le lundi du Sacramint et les
Arquebusiers le mardi.
|
En 1835

Le 9
avril nait Léopold II (Léopold Louis Philippe Marie
Victor - 9 avril 1835 - 17 décembre 1909),
futur roi des Belges,
prince de Belgique,
duc de Saxe,
prince de Saxe-Cobourg-Gotha,
duc de Brabant (1835-1865),
roi des Belges (1865-1909),
Souverain de l'État Indépendant du Congo (1884-1908),
a succédé à son père, Léopold Ier, sur le trône
belge en 1865
Sa mère était Louise d'Orléans.
|
En 1837,

Le Roy du tir est François Delgotalle qui
deviendra président en 1850
Il sera l'auteur de nombreuses compositions:
"Hommage d'Estime et d'Attachement à la compagnie
des Arquebusiers" (11-11-1852)
fondateur de l'Harmonie saint Martin en 1853 à laquelle
il fit don d'un tuba, de deux cymbales et d'une grosse
caisse.
Parmi les fondateurs de l'harmonie on retrouve aussi
Joseph Leers, Dodémont, Lambert Théodore, Jean
Boulanger, etc...
Il offrit aussi avec Joseph Paulus des coussins et des
tapis pour garnir l'église.
En 1854 il écrit le "Chant du Drapeau" en
l'honneur de celui que le professeur Kuppferslager avait
donné en 1850 et la musique fut composée par le
professeur Thierry du conservatoire de Liège.
Il remis aussi, à la tête du comité, un gage de
loyalisme aux princes héritiers le Prince Léopold et la
Princesse Marie-Henriette en visite au château
d'Argenteau où l'harmonie St Martin donna un concert.
En 1845
la prestation de serment est la suivante:
"Je
jure Fidélité éternelle au drapeau de saint Martin,
patron de Visé,
soumission et obéissance aux statuts de la compagnie des
arquebusiers,
respect aux officiers,
fraternité et dévouement à tous les confrères.
Vive saint Martin.
Vivent les Arquebusiers."
|
En 1852,

Un attentat est commis contre le drapeau de
la compagnieVraisemblablement du à des adversaires,
l'emblème sacré sera aspergé de vitriol.
|
En 1860,
 La famille Fayn-Merx fait
construire le local de la Renaissance afin que les
arquebusiers puissent jouir d'un local permanent.
La construction s'acheva en 1862.
Avant
cela la compagnie louait la maison Stevens
située Rue Haute en face de la Rue du Perron,
puis la maison Paulus située Rue du Collège
avant la Rue de Berneau puis la maison Bertholet
au coin de la Rue Haute et de la Rue Raskinroy et
en 1830 il avaient pris à bail la salle de chez
Berlir
C'est
aussi en 1860 que les arquebusiers troquent
l'uniforme militaire pour l'habit avec pantalon noir,
haut de forme et gilet jaune, mais Joseph Paulus
garda jusqu'à sa mort l'ancien costume militaire
qu'il avait toujours porté.
|
1864
Naissance de la Croix-Rouge
Juin 1859, Solferino, Nord de lItalie.
La bataille fait rage entre larmée française et
les troupes autrichiennes.
Henry Dunant,

homme daffaires genevois, découvre lhorreur
de la bataille : 40 000 morts et blessés abandonnés sur
le terrain.
Révolté par cet abandon, il décide dorganiser,
avec laide de la population civile, le secours
des blessés.
Tout ceci sans aucune distinction de nationalité.
Bouleversé par son expérience, Henry Dunant publie en
1862, sous le titre « Un souvenir de Solferino», un
véritable plaidoyer pour lhumanité. 5 ans après
Solferino, l'idée d'Henry Dunant a fait son chemin. Un
comité de 5 personnes s'est constitué à Genève afin
d'examiner les moyens à mettre en uvre pour
protéger les blessés sur les champs de bataille.
En août 1864,
le gouvernement suisse convoque une Conférence
diplomatique groupant les représentants de seize Etats.
Ils décident de créer dans chaque pays des comités de
secours.
Le 22 août, ils signent la première Convention
de Genève
(Convention pour lamélioration du sort des
blessés et malades sur les champs de bataille).

Le droit international humanitaire moderne est né.
http://www.croix-rouge.be
|
En 1865,

Léopold II monte sur le trône de Belgique.
 
Léopold II (1835-1909)
Roi des Belges
De Belgique, chargé d'un écusson de Saxe.
DISCOURS
DINAUGURATION
Prononcé par le Roi Léopold II le 17 décembre 1865.
Messieurs,
La Belgique a, comme moi, perdu un père.
L 'hommage si unanime que la nation rend à sa
mémoire répond dignement aux sentiments qu'elle lui
a voués pendant sa vie. J'en suis aussi touché que
reconnaissant. L'Europe elle-même n'est pas restée
indifférente à ce deuil: les souverains et les
princes étrangers ont voulu prendre part aux
derniers honneurs que nous rendons à celui qu'ils
avaient placé si haut dans leur confiance et dans
leur amitié. En votre nom et au nom de la Belgique,
je les en remercie.
Succédant aujourd 'hui à un père si honoré de son
vivant, si regretté après sa mort, mon premier
engagement devant les élus de la nation est de
suivre religieusement les préceptes et les exemples
que sa sagesse m'a légués, de ne jamais oublier les
devoirs qu'impose ce précieux héritage.
Si je ne promets à la Belgique ni un grand règne
comme celui qui a fondé son indépendance, ni un
grand roi comme celui que nous pleurons, je lui
promets du moins un roi Belge de cur et d'âme
dont la vie entière lui appartient.
Premier Roi des Belges à qui la Belgique ait donné
le jour, je me suis depuis mon enfance associé à
toutes les patriotiques émotions de mon pays. Comme
lui, j'ai suivi avec bonheur ce développement
national qui féconde dans son sein toutes les
sources de force et de prospérité. Comme lui,
j'aime les grandes institutions qui garantissent
l'ordre en même temps que la liberté et sont la
base la plus solide du trône.
Dans ma pensée, l'avenir de la Belgique s'est
toujours confondu avec le mien et toujours je l'ai
considéré avec cette confiance qu'inspire le droit
d'une nation libre, honnête et courageuse, qui veut
son indépendance, qui a su la conquérir et s'en
'montrer digne, qui saura la garder.
Je n'ai point oublié, Messieurs, les marques de
bienveillance que j'ai reçues à l'époque de ma
majorité quand je suis venu m'associer à vos
travaux législatifs, et quelques mois après, lors
de mon mariage avec une princesse qui partage tous
mes sentiments pour le pays et les inspire à nos
enfants.
Il m'a été doux de reconnaître, dans ces
manifestations spontanées, l'accord unanime des
populations. De mon côté, je n'ai jamais fait de
distinction entre les Belges. Tous dévoués à la
patrie, je les confonds dans une affection commune.
Ma mission constitutionnelle me range en dehors des
luttes d'opinion, laissant au pays lui-même à
décider entre elles.
Je désire vivement que toutes leurs dissidences
soient toujours tempérées par cet esprit de
fraternité nationale qui réunit en ce moment autour
du même drapeau tous les enfants de la famille
belge.
Messieurs, pendant les trente-cinq dernières
années, la Belgique a vu s'accomplir des choses qui,
dans un pays de l'étendue du nôtre, ont rarement
été réalisées par une seule génération. Mais
l'édifice dont le Congrès a jeté les fondements
peut s'élever et s'élèvera encore.
Mon sympathique concours est assuré à tous ceux qui
dévoueront à cette uvre leur intelligence et
leur travail. C'est en persistant dans cette voie
d'activité et de sage progrès que la Belgique
affermira de plus en plus ses institutions au-dedans
et qu'au dehors elle conservera cette estime dont les
puissances garantes de son indépendance et les
autres Etats étrangers n'ont cessé de lui donner et
lui renouvellent aujourd'hui encore le bienveillant
témoignage.
En montant sur le trône, mon père disait aux
Belges: «Mon cur ne connaît d'autre ambition
que de vous voir heureux». Ces paroles, que son
règne entier a justifiées, je ne crains pas de les
répéter en mon nom.
Dieu a daigné exaucer le veu qu'elles
exprimaient. Puisse-t-il encore l'entendre
aujourd'hui, me rendre le digne successeur de mon
père et, je le Lui demande du fond de mon âme,
continuer à protéger notre chère Belgique !
|

le 22 janvier 1869.
Léopold, Ferdinand, Élie,
Victor, Albert, Marie,
prince de Belgique,
duc de Saxe,
prince de Saxe-Cobourg-Gotha,
comte de Hainaut (en tant que fils aîné de l'héritier
présomptif),
puis duc de Brabant
(comme héritier présomptif),
né à Laeken le 12 juin 1859 y meurt ce 22 janvier 1869
des suites d'une pneumonie.
Le seul héritier du roi Léopold II s'en est allé, à
la mort du roi c'est son frère Philippe qui devra lui
succéder.
|
| 1870 Guerre
franco prussienne
L'armée
fut mobilisée dès le 15 juillet et mise sur pied de
guerre
L'indépendance et
la neutralité de la Belgique était garanties par un
traité datant du 19 avril 1839 et qui avait été signé
par la France, la Prusse, l'Autriche, la Russie et
l'Angleterre.
Le 9 et le 11 août 1870, la France, la Prusse (en fait
la Confédération de l'Allemagne du Nord) et
l'Angleterre resignèrent un traité réaffirmant
l'indépendance et la neutralité de la Belgique et
s'engageant à une intervention militaire contre celui
des deux belligérants qui envahirait sont territoire.
La force de l'armée belge, bien équipée à l'époque,
dotée d'une artillerie et de fusils de bonne qualité,
permettra au pays de ne pas être envahi par les
belligérants qui ne se seraient pas gênés de traverser
comme à leur habitude.
|
Le
29 juillet 1874

la
gilde adoptait le fusil Comblain,

une arme remarquable d'un armurier de Cheratte,
en usage d'abord dans la Garde Civique et à
l'Armée belge qui la conservera jusqu'en 1910.
C'est un fusil à culasse tombante.
Sous l'action d'un pontet levier, la culasse
descend, laissant apparaître l'arrière du canon
où il suffit d'introduire la cartouche puis de
remonter le levier.
L'arme est musie d'un percuteur à chien visible
sur les premiers types et d'un percuteur
encastré sur les seconds.
D'abord en bronze phosphoreux, la culasse fut
transformée en acier afin de permettre aux
armuriers régionaux de la fabriquer puisqu'ils
maîtrisaient mieux cette technique.
L'arme est remarquable et fut détrônée par les
armes à répétition mais si Comblain avait
imaginé un système de rechargement automatique,
son arme aurait été équivalente à la
célèbre Henry-Winchester.
Elle fut soumlise à tous les test possible et au
banc d'épreuve le canon bourré jusquà la
gueule éclata, on en vissa un nouveau et l'arme
fonctionna sans problème, la culasse de Comblain
était intacte.
Ajoutons qu'il
est assez facile à démonter pour en faire un
entretien sommaire,il suffit de démonter les deux
vis de la culasse pour enlever le mécanisme
Il était aussi muni d'une baionette de type yatagan
fondateurs du tir Comblain:
François Delgotalle
Nicolas Thonon
Clément Scaff
B. Demarteau
Charles de Marbais, dont le fusil à culasse de
bronze est au musée des Francs Arquebusiers, image
ci-dessous


Le Tir Communal de Liège |
C'était
un souhait du Roi Léopold II de voir les
compagnies s'entraîner avec une arme de
guerre utilisée par la Garde Civique,
ce qui permettait ainsi d'avoir une Garde
Civique supplétive.
0n rejoignait ainsi le principe du Tir
National et les centres de Tir Communal que
l'on retrouvait dans le grandes villes tant
en Belgique qu'ailleurs et qui permettait
d'avoir une population entraînée en cas de
guerre.
Un projet de fédération nationale fut même
mis sur pieds et c'est à cette époque que
se créa la Section de Tir des arquebusiers
dont chaque membre dut acheter son arme.
La Garde Civique, dont on se moqua souvent,
participa aux combats quand le pays avait
besoin d'elle.
Composée de civils qui rejoignaient les
rangs en cas de nécessité, comme les gides,
et malgré parfois leurs airs de soldats
d'opérette, ses membres furent pourtant
nombreux à se battre.
Leurs derniers combats furent ceux de 1914
pour s'opposer à l'avance allemande, époque
où la Garde Civique fut désarmée et ses
membres démobilisés à leur grand dam.
|

Cliquez
ici ou sur l'image pour accéder à un excellent site sur
le Comblain
où
vous y retrouverez un Comblain du Musée des FAV
![mécanisme du fusil Comblain à culasse tombante]() 
On voit
sur la photo ci-dessus le fantassin porter un
Comblain qui restera utilisé par l'armée
belge jusqu'en 1910
Ce fantassin de l'Armée belge en tenue de
service est armé du mousqueton Comblain
et porte un uniforme assez similaire à celui
porté par notre Corps d'Escorte de saint
Martin et par le Corps des Tambours.
Tous les uniformes actuels des Francs
Arquebusiers sont en effet des répliques
exactes de ceux de l'Armée belge d'autrefois


|
C'est la Garde Civique de
Verviers qui vint inaugurer le tir à Visé le 17
août 1874.
C'était normal puisqu'il s'agissait de l'arme
habituelle de ce corps mais en outre elle était
commandée par le Major-médecin Alfred
Delgotalle,
officier des Anciens Arquebusiers de Visé et
fils du président de la compagnie.
Un petit souvenir fut échangé ce jour là: un
sapeur en laiton avec la mention Visé-Verviers
toujours visible au Musée des FAV et qui a été
copié pour être remis comme prix de tir

Le tir se tint pendant un temps dans
la propriété de Joseph Paulus qui devint
président en 1884.
C''était près de l'ancienne gare où avait
été édifié un stand de tir avec des portiques
de protection en maçonnerie
La cible était placée à 100 mètres
Une pierre scellée au-dessus de la porte portait
" Tir à la carabine Comblain fondée par la
compagnie des Arquebusiers, 17 août 1874"
Le stand de tir attirait du monde puisque de
Hollande, d'Allemagne ou de France on s'y
retrouvait parfois à près de 250 tireurs pour y
rivaliser d'adresse et c'était tout bénéfice
pour le gouvernement belge qui voyait dan ces
exercices un entrainement non subventionné d'une
armée parallèle.
Le stand de tir se déplace vers 1900 mais reste
du côté de Navagne où des portiques de
sécurité en bois doivent chaque fois être
amenés jusqu'à la construction d'un nouveau
stand maçonné dans une propriété de M. Pierre
Galère près de la rue de mouland du côté de
"la brousse" aujourd'hui enterrée sous
le remblai du "pont des allemands"
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deux
superbes prix de tir:
 A gauche des fusils Comblain argentés en
sautoir
surmontés d'une couronne dorée.
L'insigne est habituellement argenté et se portait sur
le haut de la manche
Toutefois, celui-ci est exceptionnel car la couronne est
dorée.
Cela signifie qu'il a appartenu à un tireur d'élite
champion trois années consécutives,
il se portait alors sur la poitrine.
La mention "Royaume de Belgique PRIX DE TIR"
apparaît en relief
Cet insigne fait partie des insignes de la Garde Civique
remis officiellement lors du concours de 1905 à
l'occasion du 75e anniversaire de l'Indépendancele dos
porte la mention
A.Fisch
graveur et estampeur Bruxelles
du nom de la célèbre maison qui fournissait
l'arméel'insigne fait 6 cm de haut, fixé par deux
grandes épingles à l'arrière,
A droite un insigne de type Léopold qui se portait aussi
sur la manche.
Le Roi Léopold encourageait le tir. Tout comme son
frère le Comte de Flandres qui était considéré comme
un des trois meilleurs tireurs de Belgique.
collection
Marc Poelmans
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C'est aussi en 1874 que la
compagnie adopte la tenue des officiers
Frac, haut de forme, gilet et pantalon jaune avec
galon or.
l'habit noir n'est jamais qu'un dérivé de
l'habit militaire, le grand manteau dont les pans
repliés forment les basques
Madame Joiris-Merx fait don cette
année là d'un drapeau comportant d'un côté
deux fusils Comblain croisés et de l'autre une
grenade enflammée
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En 1875,

Naissance d'Albert
futur Roi Albert
Prince de Belgique,
Duc de Saxe,
Prince de Saxe-Cobourg-Gotha,
héritier présomptif de la couronne (1891-1909),
Second fils du frère du Roi Léopold II
Philippe Comte de Flandres et la Comtesse de Flandres,
Marie de Hohenzollern-Sigmaringen
né à Bruxelles le 8 avril 1875 et mort à
Marche-les-Dames le 17 février 1934.
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En 1885,
Le 30 avril 1885, Léopold II devient officiellement
souverain de l'Etat Indépendant du Congo |
En 1891,
 
Baudouin de Belgique
décède
(3 juin 1869 - 23 janvier 1891),
Prince de Belgique,
Duc de Saxe,
Prince de Saxe-Cobourg-Gotha.
Il est le fils de Philippe Comte de Flandres et la
Comtesse de Flandres, Marie de Hohenzollern-Sigmaringen.
Il était donc le neveu du Roi Léopold II ainsi que
l'héritier présomptif du trône.
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En 1895,
Le nouveau Capitaine Commandant est Joseph
Cerfontaine
qui succède ainsi à son père et à son oncle.
Il restera commandant des Francs Arquebusiers
jusqu'à son décès en 1920.
Les relations avec les Arbalétriers
restaient toujours tendues, une rivalité certaine
opposant les deux gildes,
qui s'en tenaient toutefois à des pamphlets et chansons.
Si d'un côté les Arbalétriers écrivaient "Tirans
à l' årbalète"
Delgotalle leur répond en composant " Li vîle
ustèye" sur l'air de la marche des Chasseurs
Chasteler de la Garde Civique.
En
1897,
la compagnie inaugure dans la collégiale un
vitrail représentant son saint Patron.
Vitrail offert par une souscription auprès de tous les
membres et créé par Nicolas de Ruremonde
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| A gauche, coupure
de presse de 1897 relatant l'inauguration du
vitrail des arquebusiers de Visé et à droite un
détail d'une carte postale de 1914 lorsque
l'église a été incendiée et que le vitrail
des arquebusiers, comme d'autres, est quasi
intact |
A la fin du 19e siècle, plusieurs
accidents ont lieu lors du tir au fusil Comblain,
Dieudonné Protin un marqueur, est touché d'une balle
puis c'est Monsieur Laloup Gathoye qui passait sur la
route de Mouland près de la ferme Tossens qui fut
atteint par une balle perdue
Le comblain est une arme de guerre avec laquelle un
tireur maladroit pouvait expédier une balle perdue très
loin,
il fut décidé d'adopter la carabine Flobert, cartouche
aussi dénommée Bosquette inventée par Louis Nicolas
Flobert en 1845

On trouve la Flobert en 6 et 9mm, c'est une
percussion annulaire
Ce type de cartouche aussi appelé balle de tir de salon
ou tir de chambre est beaucoup moins dangereux et est
toujours en usage aujourd'hui
(calibre 6 mm, pas de charge de poudre propulsive mais
uniquement la force de l'amorce: Flobert ou 22 Lang Z
le z de zimmer,chambre)
La portée de cette balle subsonique est
d'un peu plus de 50 mètres, au-delà de cette distance
elle perd vitesse et puissance. mais perd déjà de la
puissance à mis distance.
Un tir efficace tendu se fait sur 20 mètres
Attention
quand on achète ses balles :
22 short Rifle vitesse de tir : 260m/s
portée maximale : 1000m
22 long Rifle vitesse de tir : 350m/s
portée maximale : 1370m
22 long Rifle Hight Speed vitesse de tir : 370m/s portée
maximale : 1500m
22 magnum vitesse de tir : 472m/s portée maximale :
1500m
En 1978, des
22 long short furent tirées lors de la fête
alors que la compagnie tirait dans l'ancienne
justice de paix, une balle mal placée passa
à côté de la cible, traversa la tôle
d'acier de protection des fenêtres puis le
chassis en aluminium pour finir dans la
salle.
On failli tirer à plomb au 400e et il fallu
de gros efforts du conservateur du musée qui
expliqua la méprise de celui qui avait
acheté les balles pour qu'on en revienne au
tir à la bosquette.

Une carabine à cartouches Flobert et une ancienne
publicité à une époque où la croix gammée
n'était pas encore un insigne politique
 
La cartouche Flobert qu'on connait
aussi sous le nom de bosquette est une cartouche sans
poudre,
Seule l'amorce est présente, la percussion de l'amorce
et le dégagement de gaz que l'explosion produit permet
un tir jusqu'à 20 mètres maximum, au-delà la balle n'a
plus de force et tombe.
La 22longZ, avec laquelle on tire généralement en
juillet, est similaire
à la différence que la douille plus longue est plus
facile à manipuler. La longueur de la douille qui
diminue la force de l'explosion, est compensée par
quelques grains de poudre.
Il était aussi d'usage de tirer les campes.
Les campes que l'on rencontre encore de temps en temps,
sont des sortes de petits canons posés au sol, la bouche
en l'air, remplis de poudre et reliés entre-eux par une
trainée de poudre,
une fois la mise à feu effectuée, les tirs déclenchent
une pétarade dont le bruit va croissant selon le calibre
de la campe...
qui parfois fait éclater les carreaux.
Les campes remplaçaient les anciennes salves d'honneur
tirées lors des fêtes,
tradition qui s'est toutefois perpétuée chez les Francs
Arquebusiers
De1897 à 1902, la compagnie participe
aaussi à liège au cortège à Saint Walburge en hommage
aux héros de 1830, on n'en trouve plus trace plus tard
jusqu'en 1905 et 2005 lors des cortèges patriotiques à
Bruxelles
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