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dernière mise à jour:01/08/13
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Armoiries du Saint Empire Germanique
1579
Les Arquebusiers de Visé
Chef d'Oeuvre du Patrimoine Oral et immatériel de la Communauté française de Belgique
Blason des Arquebusiers de Visé © Marc Poelmans Armoiries d'Halen Daneau Capitaine des Harquebusiers de Visé en 1580 © Marc Poelmans Blason des Arquebusiers de Visé fin 16e siècle Capitaine Gentil  © Marc Poelmans Blason des Francs Arquebusiers © Marc Poelmans armes de Louis de Ryckel © Marc Poelmans Armes de la famille Scaff © Marc Poelmans Drapeau des Francs Arquebusiers © Marc Poelmans
Armoiries de la Belgique

l'armement des arquebusiers,
L'entrainement -- Le tir à l'oiseau -- Les prix de tir

Je ne peux que vous relayer le message d'un collectionneur avisé et spécialiste incontesté des armes liégeoises www.littlegun.be
Arquebusiers, marcheurs, collectionneurs, médiévistes,
nous sommes tous dans le même bateau: nos politiciens veulent supprimer toutes les armes en Belgique,
même les plus inoffensives, mêmes celles de collection

Réagissez, et pensez-y en allant vôter !!!


L’heure est grave !!

Suite aux différentes exactions que pourrait subir une nouvelle fois les amateurs d’armes, et pour la première fois en Belgique, TOUTES les différentes associations se sont réunies pour la première fois le 01 Mars au musée de l’armée de Bruxelles, une deuxième réunion a eu lieu avant hier (le 16 Mars).

Etait présent et/ou sont parties prenantes :

Les chasseurs,
L
es marcheurs,
Les amateurs de reconstitution s historique,
Les collectionneurs d’armes,
Les collectionneurs de munitions,
Les tireurs sportifs,
Les tireurs récréatifs.

Cela représente grosso modo 500.000 personnes et si l’on tient compte des amis, connaissances, familles et sympathisants on n’est pas trop optimiste de considérer 1 MILLION de bulletins de vote.
Les décisions qui ont été prises à l’unanimité sont d’écrire et faire savoir ce qui précède de manière à être le plus convaincant.
Envoi massif aux politiciens de tout bords, envoi a la presse, publication éventuelle dans un ou plusieurs journaux, etc..
Les textes à transmettre sont notre préoccupation et vous parviendront dans les tout prochains jours.


Il est aussi capital que chacun se fasse membre d’un association regroupant les mêmes passionnés, quelle qu’elle soit, afin de pouvoir compter nos membres et faire front ensemble.

Si vous n’avez aucune association en vue, faite vous membre de la

F.A.B.C.A.M.  –  F.B.A.W.M.V.
F
édération des Associations Belges de Collectionneurs d’Armes et de Munitions
Federatie der Belgische Associaties van Wapens en Munitie Verzamelaars

La cotisation annuelle à la FABCAM coûte 20 euros, vous pouvez vous en acquitter par Paypal à l’adresse alantrigger01@hotmail.com

Ou à défaut :
Compte BNP Paribas Fortis.
Daubresse Alain (FABCAM)
001-0248605-70
(IBAN BE60 0010 2456 0570 - BIC : GEBABEBB)

Ne tardez pas, notre avenir est en train de se jouer !!!

Alain Daubresse
Président de la FABCAM – FBAWMV
P.S. : Si des associations n’ont pas été contactées, faites-les moi connaître au plus vite afin que je fasse le nécessaire auprès des organisateurs pour qu’elles soient invitées à nous rejoindre (Avec nos excuses).

Les réponses des parlementaires

Le tir est une des activités premières de la compagnie, activité qui est par ailleurs reprise dans les statuts

Armoiries de Gérard de Groesbeckarmes d'Ernest de Bavière

Mandement portant concession de privilèges
pour la

Compaignie des Harquebusiers de la ville de Viseit

 

1. Pour un premier, que tous les confrères prétendans pour le présent et futur, chacun d'eux en général et particulier feront profession de la sainte foi catholique et romaine et jureront solemnellement d'estre bons, fidèles et loials à sa Grâce Illustrissime notre prince, à son officier et aux magistrats et Bourguemaistre de cette ville de Viseit.

2. Afin que ceux de ladite Compaignie aient plus grand courage d'apprendre et savoir l'art, industrie et maniement des armes, que toutes les quinzaines par le jour du dimanche, sans perdre l'office divin et sauve excuse légitime, chacun escuate successivement, selon la rolle qui se fera soubs chacun corporal, sera tenue se trouver en jardin de ladite Compaignie, munis de harquebuse et arme à ce requise, pour illec s'exercer au jeu de la harquebuse suivant l'ordre que l'on donnera, à peine, à chaque défaillant, d'un florin liégeois d'amende, à appliquer au profit de ladite Compaignie entendu que sur se soient, par le serviteur ou aultrement de ladite Compaignie, signifié; et ce durant annuellement depuis le commencement de may jusqu'au mois de septembre ensuivant.

3. Que estans les dits de la Compaignie tirans au jardin, si aucun se présume nommer ou appeler le nom de Dieu, d'aucuns saints, du diable, ou aultre maléfice, durant le temps que le rondéa sera mis, que tel devra mettre son soullier aux bersalles, ou donc payer un patar Brabant d'amende sans rémission; ainsi se deveront comporter sagement et honnestement, et devront les dits tireurs tirer avec une balle seulement, sans mesme opposer balle ramée ny double balle, à peine et amende de quatre florins liégeois, à convertir comme dessus; en outre que personne de la Compaignie ne pourra tirer devant son compaignon, et estre préalablement appelé par ses confrères, à peine de dix aidans liégeois d'amende.

4. Que chacun an, le jour de la Trinité chacun confrère sera tenu de se transporter par le commandement des sergeans au premier son du tambour , à la messe paroissiale ou autre telle qu'il plaira aux capitaine et autres officiers, avec les espées seulement, pour illec assister à l'office divin; allant à l'offrande l'un après l'autre avec ordre; et depuis, estant le dit office parachevé, retourner sur la maison de ville, pour illec payer les amendes et choses requises, à peine et amende d'un florin liégeois, à convertir comme dessus. En oultre, le mesme jour, au premier son des tambouriers, tous confrères, par commandement des sergeans, se deveront et tenus seront de marcher avec toute la Compaignie envers le papigaye ou l'oiseau, et faire son debvoir de l'abattre le mieux que possible luy sera, sans fraude, tirant modestement l'un après l'autre jusqu'àce que l'oiseau soit débané ou démembré, c'est à sçavoir qu'il aura perdu l'un de ses membres; alors chacun pourra tirer le plus souvent qu'il vouldra, entendu toutefois que l'on ne devera opposer dedans la harquebuse aucune balle ramée* ou double balle, à peine et amende touchée en l'article 3 à appliquer comme dit est.

5. Qu'estant l'oiseau abattu, le roy devera, avant l'oiseau estre apposé et mis en son colle, mettre bon pleige et suffisante ségurté, sur peine d'un florin d'or d'amende, sinon chacune marche iceluy roy devera et tenu sera de reconstituer et remettre le dit oiseau d'argent en la maison ou domicile du Capitaine de la dite Compaignie, sans contredit.
En oultre, s'il estoit trouvé que aulcun de la Compaignie abattit l'oiseau ou papigaye trois fois consécutivement, le dit oiseau luy devera appartenir, voire que la Compaignie le pourra ravoir en donnant au dit Roy ou Empereur quarante-huit florins liégeois.

6. Qu'estant ladite Compaignie reconduite sur la chambre ou maison de la ville au dîner du Roy, les dits confrères deveront comporter honnestement les uns avec les autres et estre obéissans à leurs officiers; mesme ne se deveront départir de la Compaignie sans préalable congé du Roy et Capitaine, ainsi chacun en son endroit devera demourer jusqu'à ce que on ayt avec tous les assistans et les confrères ramené avec bon ordre les officiers à sçavoir : le Roy, le Capitaine, l'Enseigne, le vieux Roy, et Mayeur sur peine d'amende de deux florins liégeois, à payer le lendemain sans faillir; auquel lendemain chacun confrère en particulier et en général devra, au premier son de tambour, se trouver au logis de l'enseigne pour marcher envers le jardin avec ses armes, si comme harquebuse et chose nécessaire pour tirer le coup de nostre Patron Saint-Martin, et ladite Compaignie donnera à celuy qui aura le mieux fait son devoir et tiré ; le plus près du blanc, un florin Brabant.

7. Que chacun confrère de la susdite Compaignie tenus et obligés seront de, au premier son du tambourin se transporter honnestement et par ordre, et accompagner avec leurs armes le plus magnifiquement que faire se pourra, le Saint-Sacrement, chaque an, sur peine de un florin Brabant d'amende, à convertir au profit de la dite Compaignie; voire, entendu que si à quelqu'un survenoit quelque maladie ou qu'il fust absent ou expatrié, qu'il sera tenu livrer un autre personnage honneste en son lieu, sur peine d'incourir l'amende à appliquer comme dessus.

8. Quand les dits confrères seront commandés par un sergeant ou serviteur à comparoir sur et à lieu limité et aux lieux accoustumés, suivant la charge que le capitaine aura donné, chacun devera en son endroit aux commandements obéir, sur peine d'un florin liégeois d'amende à appliquer comme dessus, sauve légitime excusation.

9. Que chacun des dits confrères en son endroit devra faire provision d'une demi livre de poudre et d'une livre de balles pour le moins, afin de, si quelque affaire survenoit, se trouver prest et bien à point devers le Capitaine et officiers pour la défense et tuition de la dite Ville de Visé et surcéans d'icelle, sur les peines et amendes touchées en l'article précédent.

10. Si aucun débat suscitoit entre aulcuns des dits confrères (que Dieu ne veuille !) des parolles injurieuses, que l'injurié ne se pourra plendre autre parte que par devant les dits Roy, Capitaine ou officiers, pourveu que l'injure soit faite sur leur chambre ou en jardin, ou bien autre part, où la généralité de la Compaignie sera assemblée, à peine et amende d'un florin d'or, à convertir comme dit est.

11. Pour éviter inconvénient et afin entretenir la dite Compaignie plus honnestement et modestement, s'il advenoit que aucun des dits confrères fussent trouvés estre suspects d'hérésie, de mauvaise vie, infâmie, querelleur, dissentieux ou dissonent à la raison et au contenu de cette présente, par l'ordonnance des dits Roy, Capitaine et officiers, le fait prouvé, tel devera estre démis et privé de la Compaignie sans y pouvoir jamais rentrer.

12. Pour l'augmentation de la dite Compaignie afin d'estre conduits honnestement, que chacun à son entrée payera trois florins Brabant, avec les droits de clerc montans douse aidans, et du serviteur huict aidans liégeois; et si aucun s'en vouloit défaire ou départir, que tel sera tenu préalablement payer et donner un escu d'or ou la valeur.

13. Que toute et quante fois que l'un des confrères de la dite Compaignie trespassera de ce siècle mortel, que les autres deveront et obligés seront faire célébrer un service en chantant une haute messe, à laquelle deveront aussy estre présent tous les confrères à peine de dix aidans liégeois d'amende, sauve excuse légitime.

14. Que chacun an, le jour Saint Martin comme patron, deveront les dits confrères de la dite Compaignie se trouver à la messe paroissiale ou autre et illec aller à l'offrande et de là, l'office divin parachevé, soy trouver à la maison du Capitaine ou autre lieu à eux désigné, afin de eslire et créer un nouveau mayeur et autres officiers; et que tels officiers que l'on eslira soient gens de bien, portant bon nom, bonne fâme et honneste conversation.

15. Si aucun estoit rebelle de payer ce en quoi sera tenu, si comme amende prétouchée, que l'on pourra le rebellant poursuivre par un command qui se fera de l'autorité de la dite Compaignie et officier d'icelle, sur estre albain et privé de la susdite Compaignie.

16. Finablement afin que les dits points et articles soient inviolablement observés et maintenus, que les dits confrères jureront le contenu d'icelle, le maintiendront et garderont sur les amendes y touchées, à appliquer au profit de la dite Compaignie.

*balle ramée: comme pour les boulets de canons, il s'agit de deux balles reliées par une chaine, ce qui augmente très largement la surface d'impact.

L'armement des arquebusiers de Visé

Les premières armes sont des armes à mèche, vu l'époque, en 1579 on est déjà bien avancé.
Les armes les plus courantes sont l'arquebuse et le mousquet
On est déjà très loin des premiers bâtons à feu qui étaient dépourvus de crosse et même de système de mise à feu.

En effet sur les premier modèles, on avait affaire à un simple tube fermé à un bout dans lequel un petit trou était foré - la lumière- et sur lequel on déposait un bâton de fer rougi ou une mèche allumée.
Le recul était assez dur à encaisser.

Les premiers modèles de couleuvrines et arquebuses, un simple tube de métal percé d'un trou pour la mise à feu à l'aide d'un fer rouge ou d'une mèche

La platine à serpentin a fait son apparition, suivie de la platine à rouet d'un mécanisme plus compliqué (relevant de la corporation des horlogers !) et surtout bien plus chère.
La platine à silex fait aussi son apparition en ce milieu de 16e siècle.

En 1579 on est déjà proche d'armes que l'on retrouvera encore au 19e siècle.

Le principe de mise à feu restera le même pendant des siècles.
L'arme est chargée par le canon
On introduit une dose de poudre que l'on tasseà l'aide d'une baguette
On introduit ensuite la balle , souvent entourée d'un petit callepin de chiffon ou de cuir afin qu'elle serre bien dans le canon
On tasse la balle bien contre la poudre avec la vaguette.

On verse ensuite une fine dose de poudre à la lumière, cette poudre est appelée pulverin.
Aussi fine que de la farine, elle s'emflamme au contact d'une mèche, ce qui n'est pas le cas de la poudre en grains plus difficile à enflammer
La lumière est un petit trou foré dans le canon et qui met l'extérieur en contact avec la charge principale
On enflamme le pulvérin avec un fer rouge ou une mèche
La flamme se communique à l'intérieur et provoque l'explosion de la charge principale
La mèche sera ensuite fixé à un serpentin, lequel sera perfectionné et actionné par une détente.

L’arquebuse est une arme à feu de portée effective limitée; moins de 50 mètres avec une porté jugée efficace d'une vingtaine de mètres, assez lourde et encombrante mais dont on pouvait épauler les dernières versions.

"Arquebuse" vient du vieux français "haquebute", dérivé de de l'allemand hackenbusche, canon à croc, terme du XVe siècle environ et qui rappelle le crochet, une espèce de piton fixé sous le canon de l'arme que l'on posait sur un rebord de mur, de branche et qui la retenait empêchant le recul et permettait une meilleur visée.
Un loufoque a écit un jour que ce terme venait de "arc à buse" eut égard aux arbalètes à balles ... du n'importe quoi!

L'arquebuse à mèche, apparue vers 1450, pèse de 5 à 9 kilogrammes et nécessite souvent la prise d'appui sur une fourche (fourquinne ) pour tirer.
La mèche est allumée et ramenée sur le bassinet où la poudre fine (pulvérin) est posée pour provoquer la mise à feu.
Elle succède à la couleuvrine à main dont elle diffère par l'ajout du bassinet (contenant la poudre d'amorçage) et du serpentin qui, tenant la mèche allumée, pivote pour la mise à feu de l'arme.

L'arquebuse à rouet vient plus tard (1550 mais elle est déjà décrite dans le Codex Atlanticus de Léonard de Vinci en 1505), mesure de 0,80 à 1,30 mètre, pèse de 4 à 7 kilogrammes et tire une balle d'à peine 25 g.

Vint ensuite le mécanisme à rouet

Mise à feu à rouetLe mécanismle est simple, il est encore en usage aujourd'hui sur les briquets
Une roue crantée est actionnée par un ressort
Le chien ensère une pierre de pyrite
La pierre est appuyée sur la roue
Une pression sur la détente et la roue se libère, frtottant la pierre qui provoque des étincelles
Les étincelles enflamment la poudre du bassinet
Le mécanisme s'encrasse assez vite
Protection des corporations oblige, le mécanisme relevait de la corporation des horlogers.
Comme elles étaient plus compliquées à fabriquer, ces armes étaient la propriété de riches qui souvent les faisaient décorer

Arquebuse à rouet Fin du XVIe siècle
Travail français, vers 1580

Bois incrusté de nacre et de corne, filets de laiton
Long : 93 cm Calibre : 14 mm Poids : 2.23 kg Inv M 63 Photographe : Musée de l'Armée Copyright : Musée de l'Armée - Paris

L'arquebuse peut s'épauler, dans les versions françaises, la crosse était bloquée par la poitrine (pétrinal), le modèle allemand présente une crosse très droite et assez carrée, les tchèques ont une ligne élancée et les hollandaises sont d'une apparence qui s'approche déjà des crosses actuelles.


Japon

Pétrinal
arquebuse à rouet

L'arquebuse a une faible cadence de tir,
un tir par minute pour les bons soldats, et son canon s'échauffe vite.

Elle est contemporaine des premiers mousquets, qui finissent par la remplacer.
Ces armes sont bien plus lourdes, et nécessitent toujours la fourche de support (fourquine), mais de plus gros calibre, lancent des projectiles capables de traverser toutes les armures.

Ce qui la rend très impopulaire...
Les arquebuses permettent donc de tirer à distance sur les nobles chevaliers, la guerre en perd pour eux toute "noblesse".
Un roturier, un paysan, peut tuer un noble !!! Avec de telles armes, la guerre n'est plus possible ...

Dès lors, un arquebusier capturé subit les pires sévices.

 

Les arquebuses sont rapidement le support des plus belles ornementations des armuriers de l'époque: dorures, gravures, inserts en corne ou en ivoire sculptés, parfois même de pierres précieuses.

Elles servent comme objet de décoration dans les demeures des plus riches seigneurs pour montrer aux visiteurs l'habileté des artisans qu'ils emploient.

Le mousquet à mèche


Son principe est le même que l'arquebuse, seul son calibre diffère, il est nettement plus gros et l'arme de 9 passe à 15 kilos et nécessite l'emploi d'une fourquine, un fourche sur laquelle on pose l'arme.

équipement de l'arquebusier

Comme l'arquebuse, il était accompagné d'un baudrier de cuir, la bandouillère, auquel sont accrochés douze cylindres de bois contenant chacun la dose nécessaire pour charger l'arme
On appelait ces charges avec dérision les douze apôtres.
un des 12 apôtres, une charge de poudre dans un cylindre de boismousquet et bandoulière
L'arquebusier, ou le mousquetaire avait également dans son fourniment une poire à poudre contenant une réserve, une poire de poudre fine, le pulvérin, qui servait à la mise à feu et une patite sacoche pleine de balles de plomb
Il emportait aussi souvent un lingot de plomb qu'il fondait sur place pour couler ses balles.


arquebusiers 16e siècle
le chargement se décomposait en de nombreux temps

Puis ce fut le tour de la platine à chepanan utilisant un silex

Planche de l'encyclopédie Diderot d'Alembert: Arquebusier Platine à chepanan

mise à feu à silex

Platine à silex

mise à feu à silex

L'évolution conduira à la platine à silex avec couvre bassinet qui fait office de batterie

Ce modèle d'armes vivra jusqu'au 19e siècle, avec le standard français du modèle 1777 en France et du Brown Bess en Angleterre

Au 19e siècle, la chimie des poudre amena à une découverte étonnante: une explosion produite par un choc
Ainsi, on rempli de minuscules capsules en cuivre de fulminate, lequel explose sous le choc du chien et met le feu à la poudre
Puis au début du 19e siècle (1805),  le trou de la lumière fut remplacé par une petite cheminée. Une amorce en laiton était posée sur celle-ci, cette amorce contient un mélange qui explose sous le choc, comme les amorces des jouets d'enfants actuels.
Le choc du chien provoque la détonation qui  met le feu à la poudre du canon.

fusil à perscussion actuellement employé chez les Francs Arquebusiers
La platine à percussion

mise à feu à percussion

les rayures dans la balleLa delvigne-pontcharra, le capitaine Delvigne
Ce type d'arme fut en usage jusque fin du 19e siècle et est toujours utilisé par les  Francs Arquebusiers pour exécuter les salves en rue et au cimetière.
Un modèle employé par la compagnie fut la carabine Delvigne.

Elle se chargeait par la culasse et consistait à introduire une balle légèrement plus large que le canon que la charge de poudre disposée après propulsait à l'intérieur de celui-ci en forçant la balle à prendre les rayures.

La rotation d'une balle grâce aux rayures du canon donne à celle-ci une trajectoire rectiligne et une précision sans comparaison avec une arme à âme lisse


Le système Delvigne-Pontcharra ajoutait un sabot de bois à la balle



Vinrent ensuite les armes à percussion telles que nous les connaissons aujourd'hui.
Johan von Dreyse (All. 1787-1867) crée en  1827 le fusil à aiguille précurseur du chargement par culasse à verrou bien connu aujourd'hui.

Fusil Dreyse
Par la bouche d'abord, puis en 1836 par la culasse, adopté par la Prusse en 1840 le chargement est beaucoup plus rapide puisqu'on utilise des cartouches en papier toutes prêtes contenant balle, poudre et amorce, celle-ci étant contre la balle le percuteur aiguille traversait toute la cartouche et s'abimait assez vite.
Le système sera perfectionné par Mauser et Chassepot et donnera naissance aux armes à répétition avec des cartouches en laiton  qui cette fois se percutent à l'arrière
En plus les cartouches en laiton sont auto obturantes puisque sous le choc de l'explosion elles se dilatent légèrement obstruant le canon vers l'arrière.

Vers 1860-70 on voit déjà depuis un moment apparaître les armes à chargement par la culasse, à verrou principalement.
Des culasses tombantes apparaissent

HUBERT JOSEPH COMBLAIN

Joseph Comblain

Un armurier de Cheratte près de Visé, invente son propre modèle de fusil, avec une culasse à bloc tombant.

Ce modèle sera d'abord adapté par la garde Civique puis ensuite par l'armée où il restera en service jusqu'en 1910.
Il est plus inventeur qu'indistriel etsans toujopurs faire de plan invente des armes , en dépose le brevet et les laisse fabriquer par d'autres

En 1832, il rentre en apprentissage à Liège. Doué il est remarqué par plusieurs armuriers qui lui offrent la possibilité d'entreprendre des travaux personnels.

Dès 1840 il dépose une série de brevets couvrant ses premières poivrières.
L'armurier Leport lui achète ses brevets. Il exporte une grande partie de sa production vers le Brésil.
Ce pays restera un bon client de la Belgique et des armuriers liégeois qui y envoient des fusiles de traite depuis longtemps et de Comblain en particulier.

En 1854 il invente un revolver à percussion commercialisé part H Mangeot. Cette arme est protégée par deux brevets; l'un pour une sûreté de chien et de détente, l'autre pour une platine double action pourvue d'une sûreté de chien qui sera reprise sur beaucoup de revolvers.
Mangeot exploite ces deux brevets sur son revolver. H J Comblain poursuit ses travaux sur les armes de poing en brevetant une " portière-extracteur " originale pour les armes à broche.

Cartouiche de fusil ComblainEn 1867,la Belgique cherche à améliorer ses fusils réglementaires à percussion à chargement par la bouche.
La solution de transformer les fusils existants au chargement par la culasse est retenue par mesure d'économie, en Belgique comme partout on essaye au maximum d'utiliser des arlmes existantes qu'on transforme avec plus ou moins de succes.
Fusil Tersen
On opta alors pour le principe Albibi-Braendlin (1867) qui consistait à installer une culasse articulée sur une charnière transversale.
En 1868, fut aussi adopté une variante conçue par le lieutenant-colonel Terssen (ici à droite), directeur de la Manufactures d'Armes de l'Etat
Plusieurs armuriers proposeront leurs solutions : Albini et Braendlin, le général Tersen et Comblain.

Suite aux essais réussis de 1867, le fusil Comblain fut d'abord adopté par la garde civique.
Août 1870, la guerre franco-prussienne vient d'éclater un crédit de 500.000 fr fut alloué pour l'achat de 6.000 à 7.000 fusils.

C'est ainsi que le fusil modèle 1870 fut attribué le 8 septembre aux chasseurs et le 26 mars 1871 aux chasseurs éclaireurs de la garde civique.
Sous l'action d'un pontet levier, la culasse descend, laissant apparaître l'arrière du canon où il suffit d'introduire la cartouche puis de remonter le levier.
L'arme est musie d'un percuteur à chien visible sur les premiers types et d'un percuteur encastré sur les seconds.

D'abord en bronze phosphoreux, la culasse fut transformée en acier afin de permettre aux armuriers régionaux de la fabriquer puisqu'ils maîtrisaient mieux cette technique.
Comblain voit son fusil rejeté par l'armée mais adopté par la Garde Civique.

Fusil Comblain baiionnette droitefusil Comblain baionnette yatagan Fusil comblain et sa baionnette yatagan

En 1869, le nouveau fusil Comblain à bloc tombant, fabriqué par la maison Lambin et Cie fut soumis à de sévères tests.
Finalement accepté, il sera attribué en 1870 aux Chasseurs et en 1871 à la Garde Civique.

L'arme est adoptée par la Grèce, le Chili, le Pérou et le Brésil. Elle se déclinera sous différents modèles avec des canons de différentes longueur
Elle est munie d'un sabre baionnette soit droit soit yatagan
L'armée Belge l'adopte en 1881 et la carabine en 1883. Il yrestera en service jusqu'en 1910.


mousqueton ComblainJusqu'à la fin de sa vie en 1877 Hubert Joseph Comblain se consacre à l'amélioration de son fusil.
Ses armes fabriquées en grandes quantités par différents armuriers liégeois sont toujours marquées système ou brevet Comblain.

La qualité de cette arme la verra tranformée en arme de chasse en de très nombreux exemplaires.

Armee belge, soldat du train muni d'un mousqueton Comblain Garde civique armé du Comblaingardes civiques armés du fusil ComblainGarde civique armé du ComblainSoldat chilien équipé du Comblain

On voit sur les photos ci-contre le fantassin porter un Comblain qui restera utilisé par l'armée belge jusqu'en 1910
Ce fantassin de l'Armée belge en tenue de service est armé du mousqueton Comblain, une arme plus courte, et porte un uniforme assez similaire à celui porté par notre Corps d'Escorte de saint Martin et par le Corps des Tambours.
L'autre soldat ainsi que le garde civique portent des fusils Comblain ordinaires ainsi que le soldat chilien à droite

Inauguration du tir au fusil Comblain à Visé en 1874
Le tir au fusil Comblain fut inauguré chez les arquebusiers de Visé le 17 août 1874 en présence de la Garde Civique de Verviers
voir page
19esiècle-suite

 

insigne de Maître Tireur de la Garde Civique en 1905
Prix de tir de la Garde Civique, fusil comblain
prix de tir armée belge
Prix de tir de la Garde Civique, fusil comblain, triple champion
Prix de Tir modèle Léopold, lettre L formée par les feuilles de laurier; col. M. Poelmans
Prix de tir de la garde Civique
Maître tireur

Fabriqué chez Fonson à Bruxelles coll M. Poelmans
Prix de tir de la garde Civique
Fusil Comblain 1905
Champion - Se porte sur l'épaule
Prix de tir
armée belge
coll M. Poelman
Prix de tir de la garde Civique
Fusil Comblain 1905
Trois fois champion
Se porte sur la poitrine
coll M. Poelmans
prix de tir
modèle Albert


Fusil Comblain, culasse ouverte Fusil Comblain, culasse fermée Fusil Comblain, détail du chien fusil Comblain modèle 2 culasse fermée
Comblain démonté, musée des Francs Aquebusiers

Détail de la culasse d'un fusil Comblain
Musée des Francs Aquebusiers

c'est un Comblain de seconde génération à culasse en acier
avec le chien qui ne ressort plus à l'extérieur
et qu'on ne sait plus armer à la main au contraire du modèle ci-dessus

Ajoutons qu'il est assez facile à démonter pour en faire un entretien sommaire,il suffit de démonter les deux vis de la culasse pour enlever le mécanisme
Il était aussi muni d'une baionette de type yatagan ou droite

Cartouche de fusil Comblain, taille réelle Baionette-sabre de fusil Comblain

Caractéristiques générales du fusil Comblain:
Calibre: 11 mm.
Munition: 11 x 50 R.
Longueur: 1,200 m.
Longueur avec baïonnette: 1,775 m.
Longueur du canon: 0,810 m.
Poids: 4,500 kg.
Capacité: 1 cartouche

fusil comblain pontet descendu, culasse ouverte


Fusil Comblain culasse ouverte Fusil Comblain second modèle culasse fermée

Fusil Comblain, hausse Fusil Comblain, hausse
Fusil Comblain, détail de l'arrêt de pontet fusil Comblain détail de la fixation de la baionnette Fusil comblain, embouchure

Cliquez ici ou sur l'image pour accéder à un excellent site sur le Comblain où vous y retrouverez un Comblain du Musée des FAV

mécanisme du fusil Comblain à culasse tombante

Vinrent ensuite des armes de calibre inférieur, des carabines Flobert pour le tir en salle d'un calibre beaucoup plus petit.
Tirer à l'arme de guerre ne pouvait se faire que dans des conditions très particulières de distance et de sécurité, 100 mètres pour le Comblain, une balle pouvait toujours échapper du champ de tir situé pas loin de la ville, tirer dans de telles conditions dans une ville où l'urbanisation se développait devenait impossible.A la fin du 19e siècle, plusieurs accidents ont lieu lors du tir au fusil Comblain,
Dieudonné Protin un marqueur, est touché d'une balle puis c'est Monsieur Laloup Gathoye qui passait sur la route de Mouland près de la ferme Tossens qui fut atteint par une balle perdue
Le comblain est une arme de guerre avec laquelle un tireur maladroit pouvait expédier une balle perdue très loin,

Il fut décidé d'adopter la carabine Flobert, cartouche aussi dénommée Bosquette inventée par Louis Nicolas Flobert en 1845

La cartouche Flobert était caractérisée par son absence de poudre.
Il s'agit en fait d'une cartouche composée d'une douille de laiton, contenant une amorce et d'une balle.
Les gaz produits par l'éclatement de l'amorce sont suffisant pour expédier la balle à plus de dix mètres.

Ce tir était même pratiqué dans certains cafés, on le dénommait tir de salon.balle bosquette

On trouve la Flobert en 6 et 9 mm, c'est une percussion annulaire et non centrale.

Ce type de cartouche aussi appelé balle de tir de salon ou tir de chambre est beaucoup moins dangereux et est toujours en usage aujourd'hui
(calibre 6 mm, pas de charge de poudre propulsive mais uniquement la force de l'amorce: Flobert ou 22 Lang Z le z de zimmer,chambre)

La portée de cette balle subsonique est théoriquement d'un peu plus de 50 mètres, au-delà de cette distance elle perd vitesse et puissance, mais perd déjà de la puissance à mi-distance.
Un tir efficace tendu et précis se fait sur 20 mètres. Au delà, la précision n'est plus garantie.
La Bosquette était aussi utilisée en cartouches un peu plus longues avec du plomb pour les petits nuisibles.

Attention que la Bosquette existe en plusieurseurs calibres: 5,5 mm/ 22LR, 6 mm, et 9 mm.
On confond souvent 5,5 et 6mm
Il arrive fréquemment qu'on utilise de la 6 mm dans un canon qui tire de la 22LR.
Ça fonstionne, mais dès que les rayures sont encrassées ... la balle ne part plus.
Donc pas oublier la baguette de nettoyage.
C'est pour cela qu'on préfère les 22Long Z qui sont chambrées dans le bon calibre et aussi beaucoup plus facile d'emploi, surtout avec des gros doigts, la douille est plus longue et plus aisée à manipuler

la 22 long Z

Attention quand on achète ses balles :

22 Long Z: vitesse de tir : 210m/s portée maximale : 50m, efficace: 20 mètres selon qualité
22 short Rifle vitesse de tir : 260m/s portée maximale : 1000m
22 long Rifle vitesse de tir : 350m/s portée maximale : 1370m
22 long Rifle Hight Speed vitesse de tir : 370m/s portée maximale : 1500m
22 magnum vitesse de tir : 472m/s portée maximale : 1500m

En 1978, des 22 long short furent tirées lors de la fête alors que la compagnie tirait dans l'ancienne justice de paix.
Une balle mal placée passa à côté de la cible, traversa la tôle d'acier de protection des fenêtres puis le chassis en aluminium pour finir dans la salle.
On failli tirer à plomb au 400e et il fallu de gros efforts du conservateur du musée qui expliqua la méprise de celui qui avait acheté les balles pour qu'on en revienne au tir à la bosquette. ou la la 22 lang ZIMMER

Pub 1915 cartouches Flobertcartouches Flobert et Bosquette

Une carabine à cartouches Flobert et une ancienne publicité à une époque où la croix gammée n'était pas encore un insigne politique
Carabine à cartouches Flobert Bosquette
cartouches Flobert Bosquette

La cartouche Flobert qu'on connait aussi sous le nom de bosquette est une cartouche sans poudre,
Seule l'amorce est présente, la percussion de l'amorce et le dégagement de gaz que l'explosion produit permet un tir jusqu'à 20 mètres maximum, au-delà la balle n'a plus de force et tombe.
La 22longZ, avec laquelle on tire généralement en juillet, est similaire
à la différence que la douille plus longue est plus facile à manipuler.
La longueur de la douille qui diminue la force de l'explosion, est compensée par quelques grains de poudre.

à suivre

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